Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 13:12

le penseur de rodin

Pourquoi dirigeons-nous notre esprit sur notre propre moi ? La prise de conscience de l’individualité apparaît dès notre plus jeune âge quand nous sommes capables d’établir une relation entre nous et notre image dans le miroir. Etre une personne à part entière, un individu qui existe, éprouve des émotions, et s’attribue de l’importance. « Cogito ergo sum » (Je pense donc je suis), la conscience de notre existence et de sa valeur, de ce que nous sommes et pouvons accomplir, de notre passé et de notre futur, enferme notre esprit sur notre propre condition humaine. Penser est-il un moyen de se sentir exister ? Si je pense que je suis un individu doué de raison cela fait-il de moi un individus unique ? La pensée a depuis toujours été l’apanage de l’être évolué, une façon de se nourrir d’une considération propre, ma pensée m’est propre ainsi que mes désirs, mes raisonnements, mes questionnements, ma vie elle-même…Etre quelqu’un plutôt que personne, pourtant nous ne sommes pas plus qu’un autre être animé dont le passage sur Terre est bref. Pourquoi s’attribuer cette valeur qui nous empêche de nous ouvrir sur toutes ces vies qui nous entourent et nous permettent d’être ? Notre vie aurait-elle plus d’importance que celle d’autrui, que celle du monde animal, végétal ? Pour quelles raisons, le fait de penser nous conférerait le droit d’être au dessus, de régner en maître absolu dans ce monde où perdurent uniquement les choses qui justement ne pensent pas (tels les végétaux, les roches, les planètes…) ? Je suis, non pas parce que je pense, mais parce que je vis ! Je pense, donc je suis un être dit « évolué » qui essaye simplement de trouver un but à son existence. Si je ne pense pas donc je ne suis pas, comment pourrions-nous appréhender cette contre vérité puisque penser fait parti de nous, de nos facultés. « Penser » (signe distinctif de notre conscience, forme d’intelligence humaine capable de fonder des raisonnements, des jugements), devrait nous servir à nous améliorer, à nous faire évoluer, penser devrait être synonyme d’ouverture d’esprit, de plus en plus il se réduit comme peau de chagrin à cette pensée unique de penser à soi, de penser pour soi. Penser et Etre sont deux choses différentes, mais notre pensée induit ce que nous sommes et vice-versa. Je pense donc je considère que Je suis, une personne à part entière, un être humain doué d’intelligence capable de réfléchir à ma condition humaine, à mon existence. La conscience du moi prouve l’existence de la conscience, la conscience d’être et celle d’exister. Sans cette conscience, alors je peux vivre mais je n’existerais pas en tant qu’individu évolué, du moins je n’en prendrais pas conscience, je serais simplement un être vivant parmi tant d’autres. Inévitablement, penser prouve que nous avons conscience de l’existence c’est à dire de la vie et la mort, donc de notre individualité, de notre identité, ce qui nous rend humain. Etre « Humain » ou la conscience du moi, diktat de notre monde intérieur soucieux d’imposer sa condition individuelle au monde extérieur, au détriment du bien collectif. Nous le voyons, en période d’élections présidentielles, ce qui prévaut avant tout lorsque nous choisissons un candidat c’est l’intérêt personnel, voter pour un président dont le programme saura améliorer ou ne pas détériorer notre propre condition. Ne peut-on nous en blâmer quand on sait que chaque candidat ne cherche qu’à accéder au pouvoir en invoquant par démagogie l’intérêt collectif. La conscience œcuménique n’est pas l’union des consciences individuelles, elle n’existe pas. L’homme n’a pas cette conscience naturelle d’unité, d’universalité, de désintéressement, d’humanité, pour un monde moins égocentrique, moins égoïste, sauf quelques rares âmes charitables comme mère Teresa, ou autres prix Nobel de la paix ayant de vraies vocations humaines. L’oubli de soi est peut-être la meilleure façon de se sentir exister, exister pour les autres en pleine conscience est-ce cela être humain ?

Plus le monde avance, plus il façonne des individus qui pensent à leur bien, leurs biens personnels, parce que leur seule échappatoire n’est pas d’exister pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils ont. Ne pas exister, uniquement subsister, comme si leur existence tenait en un mot : posséder. Ne pas posséder ou s’approprier, des richesses, le pouvoir, le savoir, la force… n’empêche pas de savourer l’existence elle-même.  Vivre dans la réalité du monde et en contempler les dérives. A force de satisfaire cette conscience individuelle pour se sentir exister, nous n’existons plus que pour nous-mêmes. A trop penser à notre existence personnelle nous perdons les valeurs essentielles à l’intérêt même de l’existence, vivre. En ne vivant que pour notre intérêt personnel nous devenons plus individualistes. Notre pensée est dirigée par ce que nous sommes et vivons, et nous cherchons incessamment à améliorer cette condition individuelle. Comment arrêter de penser et de focaliser cette pensée sur soi puisqu’elle fait partie inhérente de l’être?  Je me positionne dans ce monde par rapport à mon observation, ma déduction issue de ma pensée issue de ma conscience. Sans cette conscience qui érige ce que nous sommes au niveau le plus élevé des espèces vivantes, focaliserions-nous notre pensée sur notre propre moi ? Certainement que non, puisque nous n’aurions pas cette conscience du moi. Alors que l’homme préhistorique n’avait comme seul sens de l’existence de survivre (répondre aux besoins primaires : manger, se reproduire…), l’homme moderne dans les sociétés civilisées ne pense qu’à « sur-vivre » (vivre mieux, vivre plus). La conscience des hommes aurait-elle sa propre intelligence ? Celle de s’adapter au monde dans lequel nous vivons, celle de nous faire penser différemment ?

Le pouvoir de notre conscience est immense, à partir du moment où nous en avons pris conscience, la valeur de notre existence sur Terre n’a cessé de devenir inexistante aux seuls profits de se trouver des buts à cette existence.

En espérant qu’un jour, l’intelligence de notre conscience puisse nous faire prendre conscience que si l’être humain continue ainsi il construira un monde invivable.

 

"Cogito ergo sum" expression introduite par Descartes dans le Discours de la méthode en 1637.

Image : Le penseur de Rodin, sculpture en bronze présentée au public en 1904.

Par chroniquelles - Publié dans : Philosophie
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 14:31

 

stress Qu’est-ce que le stress ?

Le stress, n’est pas une émotion telle la peur, l’angoisse, l’anxiété…mais un syndrome, c'est-à-dire un ensemble de symptômes, souvent variés, ayant des causes, parfois imprévisibles et incontrôlables, permettant d’orienter le diagnostique.

Hans Selye (1907-1982), endocrinologue Autricho-Hongrois, est l’inventeur de la théorie du stress dont il introduit le mot en médecine et un des pionniers sur l’étude de cette notion. En 1956 il publie « Le stress de la vie » où il décrit ce syndrome comme l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un événement donné.

« Le changement brutal survenant dans les habitudes d'une personne, jusque-là bien équilibrée, est susceptible de déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et même somatique. »

Le stress est donc une réponse réactionnelle et défensive de notre organisme, une sorte d’alarme face à un événement, une situation, un changement…étant perçue comme une menace, une agression, un danger, entraînant un désordre ou un déséquilibre devant être compensé par un travail d’adaptation.

Cette notion peut être considérée comme salvatrice, dès lors que nous nous sentons en danger, notre organisme tire la sonnette pour nous dire « Eh ! dis donc, tu devrais faire attention là, tu es en danger, tu te fais malmener ! il faut réagir ». Chez l’animal qui se sent en danger, deux réactions possibles : soit il fuit, soit il affronte. Chez nous, animal évolué grâce au néocortex, nous compliquons les choses, cherchons à comprendre pourquoi, analysons la situation et faisons intervenir le fameux « si ». C'est-à-dire qu’il est souvent difficile d’extérioriser notre stress, de le relativiser ou simplement de l’occulter.


Les facteurs de stress.

Dans nos sociétés modernes, les facteurs peuvent être multiples, professionnels, personnels, sociaux, culturels, émotionnels, économiques, environnementaux. Qu’il soit lié au surmenage, à l’obligation de résultats, aux rythmes effrénés imposés par la vie, la société, au bruit, à la pollution, à l’incertitude de l’avenir, à la peur de ne pas être à la hauteur…le stress est omniprésent. Les causes de stress peuvent également être inconscientes, sans causes réelles, juste parce que nous sommes incertains de l’avenir, que nos idées noires surviennent, que nous pensons trop ! Nous vivons tous dans une moindre mesure une situation stressante due au monde qui nous entoure. Signe distinctif d’un système qui est allé trop loin, trop vite sans en mesurer les conséquences. L’être humain doit constamment s’adapter au monde, aux nouveaux outils, au modernisme, à l’accélération des choses, aux autres, aux enjeux pour compenser ce qu’il ne maitrise plus, et lutter pour avancer. Ce besoin de sécurité (matérielle, personnelle ou autres) constant nous amène au stress. Seriez-vous stressé si vous n’aviez pas peur, de perdre votre emploi, d’avoir un accident, de ne pas pouvoir subsister dans ce monde matérialiste ?

Notre environnement professionnel et personnel nous en demande toujours plus, plus d’argent, plus de tâches, plus de résultats, plus de compétences, plus de travail, plus de disponibilité, mais au final moins de temps pour soi, moins de temps pour réfléchir, moins de considération, moins de récompenses,  moins de plaisir, moins d’entrain, moins d’argent pour l’essentiel. A l’ère où le temps de travail annuel a reculé de 30% en 60 ans (étude INSEE), où les nouvelles technologies nous aident à aller plus vite, à mieux communiquer, à mieux gérer notre temps, où loisirs et offres pour le bien-être abondent, où nous vivons plus longtemps, le mal-être, la morosité et le stress progressent. Quel paradoxe !

 

Les effets du stress.

De nos jours, le stress serait responsable directement et indirectement de 90% des problèmes de santé. Les effets du stress entraînent sur une période parfois très courte des symptômes multiples : physiques (douleurs variées, troubles du sommeil, de la digestion, fatigue physique…), émotionnels (anxiété, crise de larme, nervosité…), intellectuels (manque de concentration, de raisonnement, fatigue intellectuelle…), et comportementaux (agressivité, isolement, boulimie, tabagie, alcoolisme…). A long termes, le stress peut provoquer des maladies cardio-vasculaire, des dépressions, des maux de dos, des tendinites, de la tension…

 

Comment combattre le stress ?

Pour évacuer ou éliminer le stress, il existe des méthodes naturelles ou médicamenteuses. Les méthodes soignent-elles les causes ou les effets ? Là se trouve toute la problématique. Avoir recours au sport, à la méditation, à la relaxation, au yoga, à la sophrologie, aux plantes ou aux médicaments sont autant de solutions pour atténuer ou se libérer des effets du stress. Pour éliminer les causes du stress ces méthodes ne suffisent pas forcément. En effet, il nous faut aussi affronter les agents stressants, pouvant être extérieurs à soi (un patron tyrannique, un enfant difficile, un voisin bruyant, une situation économique compliquée…) ou liés à soi (manque de confiance, psychoses, maladie…). Nous ne sommes pas tous égaux face à la gestion du stress, tout dépend de notre capacité à l’identifier et le combattre, de notre tempérament, de nos ressources…

Pour éliminer les sources de stress rien ne sert d’être armé pour tuer l’agent stressant, la violence et l’agressivité n’arrangent rien même si sur le moment on peut se sentir soulagé (allez crier seul en forêt si vous voulez extérioriser votre rage). Choisir le calme et une bonne discussion pour s’expliquer avec la personne qui peut en être la cause, parfois la personne peut aussi être vous ! Sans nécessairement s’en rendre compte, nos comportements peuvent également engendrer l’animosité et attiser les conflits responsables du stress. La fatigue, la lassitude, l’incompatibilité d’humeur…nous rendent vulnérables et nous empêchent d’être objectifs face à certaines situations. L’intelligence c’est quelque fois savoir dire stop, arrêter d’envenimer une situation, passer à autre chose de plus constructif, savoir mettre un terme à une position inconfortable. Le stress au travail est grandissant, mais ce n’est pas le travail en lui-même qui vous stress mais ce qu’on s’impose et vous impose. Dire non « je ne peux pas, je ne veux pas, je ne suis pas capable… » ou simplement dire les choses peut soulager sans pour autant remettre en question les valeurs importantes. Par fierté, ressentiment, rancune, peur, nous pouvons nous entêter et rester ancré sur nos positions et donc délibérément raviver les sources de stress. Fuir ce n’est pas s’avouer vaincu, c’est avoir la présence d’esprit qu’une situation peut vous porter préjudice et savoir l’éviter. Savoir affronter en revanche est un art, faut-il encore être persuadé d’une certaine honnêteté de votre part et d’être dans vos bons droits. Aller dans le bon sens, celui du bien-être et du bien fondé, peser le pour et le contre, dialoguer, prendre du recul, rester constructif, ne pas dramatiser, réfléchir aux conséquences…autant de méthodes que vous pouvez mettre en place pour trouver des solutions aux causes du stress. Pour apprendre à se maitriser, à vivre plus serein, à relativiser…les méthodes de relaxations, d’autosuggestions, ou autres sont très efficaces pour atténuer les effets du stress mais aussi pour éviter de rentrer dans un conflit intérieur ou extérieur favorisants des causes de stress.

 

Pour gérer le stress il faut avant tout gérer ce que vous êtes, vos états psychiques et physiques, vos rapports aux êtres et aux choses afin de mieux appréhender et gérer les causes du stress.

Inspirez, respirez, détendez-vous, posez-vous, prenez-le temps, maintenant voyez dans vos états de stress une façon de vous améliorer, de vous dépassez et de changer. Ce que je vis ne doit pas me nuire mais me servir. Rien n’est jamais figé. Arrêtez de stresser, commencez à vivre.

 

Par chroniquelles - Publié dans : Quotidien
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 12:32

 

Est-ce que le fait d’espérer, d’attendre quelque chose de favorable que l’on désire pour soi- espoir même nous maintient en vie, représente l’essentiel de la vie et nous rend heureux ?

C’est un peu comme attendre le dénouement heureux d’une histoire mal commencée, une espèce d’impatience insoutenable nous tenant en haleine pour savoir si le bonheur est à la clé. L’espoir nous renvoie directement à notre propre vie, celle que nous voulons belle, où tout est bien qui finit bien. Vouloir connaitre l’issue de notre propre histoire « vais-je réussir à avoir ce que je désire profondément ! » et vivre le mieux possible, est finalement le fondement de l’espoir, la raison pour laquelle nous survivons aux galères que nous traversons « Demain sera meilleur ». L’espoir (pour soi) est l’indicateur de notre désir de changement d’une situation qui ne nous satisfait pas complètement, mais aussi de notre envie de vivre différemment, de rester en vie pour vivre ce qui nous tient à cœur (parfois la vie elle-même) . Est-il possible de vivre sans espoir ? Sans espoir, nous condamnons-nous au pire, pensons-nous que la vie n’a aucune valeur, que nous sommes sur Terre pour subir et souffrir ? Ou au contraire n’avons-nous pas d’espoir, pas d’attente, parce que nous ne sommes attachés à rien, ni à nos possessions matérielles, ni aux êtres qui nous entourent, vivons-nous juste dans l’instant présent en ayant conscience que les choses et les êtres passent et changent ?

Est-ce seulement quand nous sommes heureux ou vivons comme un ascète que peut-être nous  n’espérons plus rien pour nous mais seulement pour le monde qui nous entoure…à méditer !

L’espoir en des jours meilleurs, l’espoir en une rémission, l’espoir d’une amélioration, l’espoir d’être enfin heureux, l’espoir que tout finira par s’arranger…Existerait-il un espoir même infime dans chaque situation ? Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, comme on dit. Ne jamais baisser les bras, toujours se battre pour vivre ce possible moment de résurrection. Même si nous n’y croyons plus, si le désespoir nous envahit, si nous envisageons la triste fin, que la souffrance est telle que nous n’avons pas assez de force pour survivre à cette ultime épreuve, que l’espoir est réduit à néant, une lueur subsiste tout de même : le miracle.

La fin est un postulat important, toutes choses ont un commencement et une fin, à travers l’espoir ne devrions-nous pas prendre conscience également d’une fin possible et d’un renouveau ? Quand nous espérons, nous voulons sortir d’un cycle pour en vivre un meilleur, ou continuer à vivre ce cycle épanouissant, n’est-ce pas ? Mais n’oublions pas que les choses ne perdurent et qu’inévitablement ce qui est aujourd’hui ne le sera pas nécessairement demain. Quand nous espérons nous nous projetons dans un futur possible et incertain, cependant espérer ne suffit pas pour aller là où nous voudrions.

Espérer vivre des périodes fastes, des jours où nous nous sentirons heureux et vivants, où nous irons mieux…implique simplement un désir de changement, qui comme toutes choses dans notre monde sont perpétuellement en mouvement. L’espoir nous aide parfois à surmonter nos souffrances, à penser à des choses plus joyeuses, à nous donner la force d’avancer, à savoir ce que nous désirons (j’espère que je serai épanoui professionnellement), mais aussi à nous conforter (j’espère que je serai heureux toute ma vie) il est un moyen et non une solution. Fabriqué par notre esprit, l’espoir est humain, il nous permet de nous projeter dans un idéal, un but à atteindre, qui ne nous rendra pas nécessairement heureux mais qui effectivement nous fera vivre plus facilement les phases de transitions plus ou moins longues entre le moment où nous prenons conscience que nous sommes à la fin de quelque chose et au début d’autre chose. Selon la durée de cette phase entre la fin et le commencement, l’espoir lui fluctue, « Ca s’en va et ça revient. C’est fait de tout petits riens… », tel un baromètre il nous indique si nous nous rapprochons d’une situation satisfaisante ou non.

Qu’y’a-t-il après l’espoir ? Le désespoir, la fin, ou l’action ? Il n’y a vraiment plus d’espoir quand la vie s’arrête, et encore que dans certaines croyances la vie continue après la mort. Hormis cette considération liée à l’existence, paradoxalement, ne sommes-nous pas aussi tentés d’agir quand nous estimons que plus rien est possible ? N’est-ce pas une question de survie ? Cela reste vrai selon la situation et surtout selon notre caractère, notre volonté, notre état d’esprit…Ce qui fait la différence c’est nous, si l’espoir est un moyen, nous sommes une solution.

Espérer, vouloir, pouvoir, faire, c'est-à-dire attendre que les choses arrivent, avoir la ferme intention, être capable de faire quelque chose et agir sont des états d’esprit différents. Nous sommes tous capables d’espérer, quant à la volonté elle dépend de notre détermination, puis notre capacité à agir dépend elle de notre volonté et de notre confiance qui engendrent l’action elle-même. Voyez-vous la différence quand vous exprimez ces mots « J’espère », « Je veux », « Je peux », « Je fais », celui qui entrevoit la lumière derrière la porte et espère un jour voir à quoi ressemble cette lumière n’est pas forcément celui qui veut ouvrir la porte pour découvrir ce qu’il y a derrière et encore moins celui qui aura le courage de l’ouvrir, malgré que tous en soient capables.

L’espoir pour soi, sans volonté ni acte est vain.

Vivre l’instant présent est encore la meilleure façon de ne pas succomber aux désillusions d'espoirs inassouvis. 

 

Par chroniquelles - Publié dans : Esprit
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 14:52

 

regret Si j’avais su ! J’aurais dû ! Maintenant il est trop tard ! Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant? J’aimerais remonter le temps pour changer le cours des choses…Mais pourquoi ne savons-nous pas tout à l’avance ? Ca serait plus simple, ne jamais se tromper, prendre toujours les bonnes décisions, ou prendre des décisions sans se triturer l’esprit. Qu’est-ce qui nous en empêche finalement ? Les regrets surviennent lorsque nous avons le sentiment d’être passé à côté de quelque chose qui nous semble essentiel au moment où nous y pensons, simplement parce que ce que nous vivons à ce moment précis n’est pas conforme à nos espérances, à notre conception du bonheur. C'est-à-dire que si nous avions pris un chemin différent dans le passé le présent serait différent, pure supposition n’est-ce pas ? Cette supposition nous mène tout droit à l’amertume, la mélancolie, la nostalgie, le remord ou tout autre sentiment lié à cette notion du temps perdu sans action satisfaisante pouvant modifier nos désirs insatisfaits d’aujourd’hui. Là est toute la complexité, serions-nous dans une situation adéquate dans le présent si nous avions agit différemment dans le passé ? Pas nécessairement aurais-je envie de dire ! A tord, nous imaginons des scénarios, comme si nous passions à chaque fois à deux doigts du bonheur, de la fortune, ou de l’amour, c’est extraordinaire le pouvoir de l’esprit. Personnellement, je ne crois pas en ce raccourci, que tout aurait été plus rose si nous n’avions pas eu une peur bleue d’agir au  moment opportun.  

Vous avez entre les mains une baguette magique pour revenir à un moment de votre vie et vous pourriez changer un événement, lequel choisiriez-vous ? Et que feriez-vous d’autre ? Maintenant, pensez à toutes les répercutions positives et négatives de cette modification sur votre vie actuelle. Est-ce l’événement qui a fait qu’aujourd’hui vous vous retrouvez là où vous êtes, ou est-ce l’événement qui a modifié votre façon d’être, votre vision des choses, et de cette modification du regard que vous portez sur vous, votre vie, a découlé votre situation actuelle ? Les choses que nous vivons, qui nous arrivent ne sont pas que le reflet de nos actes, ou de nos non-actes. Mais également le prolongement de notre façon de penser au moment où nous devrions agir et qui perdure au fil des années, laissant la place aux sentiments négatifs envahissants en emprisonnant notre esprit dans le passé, les regrets, au lieu de tourner la page pour profiter du temps présent et modifier ce que nous vivons. Quels que soient les choix que nous faisons, l’état d’esprit accompagnant ces choix est primordial. La vie n’est qu’un enchainement de situations, d’événements qui s’imbriquent les uns avec les autres pour former notre histoire, cependant même si ces événements peuvent être concomitants ou liés ils n’en restent pas moins singuliers donc dépendants. Cela peut vous paraître étrange mais ce qui les rend interdépendants c’est vous, et votre façon de les considérer. La chaîne peut à tout moment être rompue pour laisser place à une nouvelle histoire, de nouveaux événements qui viendront embellir notre quotidien, notre vie, nos relations…il suffit d’en prendre conscience, et  ne pas succomber à la fatalité. Notre pire ennemi, c’est nous même, et nos pensées les murs de notre prison. Ne regrettez pas ce que vous n’avez pas pu faire mais demandez-vous pourquoi aujourd’hui vous regrettez ? Quand nous sommes heureux dans le présent regrettons-nous notre passé ? Plus vous focaliserez sur le passé et les choses que vous auriez pu ou dû faire, moins votre vie sera conforme à vos désirs, car tournée vers le passé au lieu de vivre l’instant présent. N’oubliez pas non plus qu’il n’est jamais trop tard pour suivre vos désirs et que maintenant est peut-être le moment approprié pour agir comme vous auriez aimé le faire par le passé. Les regrets sont parfois liés à un manque de courage, ou au fait que vous n’étiez pas prêts. Chaque changement, chaque décision est déterminé par votre état d’esprit, votre capacité à juger votre situation, à agir, et le moment où vous êtes le plus prêt à accepter ce changement.

Trouver la bon moment, la bonne impulsion dépend également de votre état d’esprit, de votre mental, se sentir prêt peut prendre des années, mais quand les choses deviennent évidentes, sans que vous ne vous en rendiez compte, alors vous êtes prêt. Maintenant, à vous de saisir ce moment. Accepter sans se résigner, agir en pleine conscience. Le passé n’est plus, mais l’avenir est encore possible. Et si le bon moment c’était maintenant ? 

 

Par chroniquelles - Publié dans : Esprit
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:06

Entreprendre au féminin n’est pas une mince affaire, quand on parle d’une femme entreprenante à un homme, à coco chanel quoi pense t-il ? Une femme qui prend les rênes, qui exerce un pouvoir dominateur sur l’homme, dans un domaine très restreint, le sexe ! Serait-ce une hérésie de penser que la femme peut réussir professionnellement sans l’aide d’un mentor à la testostérone débordante ? Pourquoi certains mâles (sans généraliser évidemment !) s’évertuent à imaginer que le rôle de la femme se limite à être mère et/ou épouse ? Dès lors que cette même mère ou épouse veut faire autre chose que d’élever les enfants, gérer le confortable foyer et choyer l’époux, elle passe de bonne à tout faire à bonne à rien ! Pourtant, maintes femmes ont prouvé que le terme pouvoir n’était pas simplement cette capacité à pouvoir faire aussi bien voire mieux qu’un homme mais à réussir là où l’exercice exigeait des couilles. Des groupes comme Procter & Gamble, PepsiCo, Coca-Cola, Ebay, Kraft Food, Areva, des pays tels la Finlande, l’Inde, la Chine, l’Argentine, le Brésil, le Gabon, l’Allemagne, la Suisse, l’Angleterre…ont su avoir l’intelligence de ne pas confondre sexe et compétences. Est-ce l’attribut sexuel qui donne le pouvoir ? Parfois on se le demande ! Etre capable de diriger, mener à bien un projet d’envergure, n’est pas une question de sexe, mais il faut avouer que pour une femme, s’imposer nécessite d’en avoir dans le string ! La féminité, la délicatesse et l’élégance, n’ont jamais été incompatibles avec l’intelligence, l’aptitude, le savoir et la réussite. Pour quelques machos, il est inconcevable de se laisser commander, de se faire passer devant,  ou tout bonnement de collaborer avec une femme, sous prétexte qu’elle n’a pas sa place à un poste occupé majoritairement par des hommes. Une femme qui fait preuve de combativité, de ténacité et de persévérance pour réussir ce qu’elle entreprend, en dépit de l’adversité, est admirable, admirablement forte d’un caractère qui force le respect et l’envie qu’elle réussisse.

Peut-on s’imposer dans le monde des affaires quand on est une femme (30% des créateurs d’entreprises seulement*) ? La détermination  est essentielle, défier les considérations misogynes écrasantes et dévalorisantes tentant de dire que le sexe féminin est incapable d’être à la hauteur d’une ambitieuse carrière professionnelle, d’une « success story » au féminin. Faire bouger les idées reçues, défendre ses opinions, ses décisions, ses dossiers, trouver des financements (taux de refus pour les femmes créatrices 1/3 supérieur à celui des hommes*), sont encore autant de blocages pour se faire une place dans ce milieu très cruel et impitoyable criblé de J.R. Ewing. On a beau essayer de croire à la parité homme-femme dans le milieu professionnel, il n’en reste pas moins que tant que le sexisme existera, que les mentalités n’évolueront pas, il faudra aux femmes des couilles pour s’imposer et réussir et prouver à ces mâles aux hormones sexuelles bouillonnantes qu’un string et un joli minois ne suffissent pas pour grimper, non pas aux rideaux, mais au sommet.


(*) Sources APCE : http://www.apce.com/cid24170/la-creation-d-entreprise-une-opportunite-pour-les-femmes.html?pid=326

 

A toutes ces femmes qui ont décidé d’entreprendre, de créer, d’évoluer, une grande révérence et des énormes encouragements. 


(Image de Coco Chanel)

 

Par chroniquelles - Publié dans : Quotidien
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