Pourquoi dirigeons-nous notre esprit sur notre propre moi ? La prise de conscience de l’individualité apparaît dès notre plus jeune âge quand nous sommes capables d’établir une relation entre nous et notre image dans le miroir. Etre une personne à part entière, un individu qui existe, éprouve des émotions, et s’attribue de l’importance. « Cogito ergo sum » (Je pense donc je suis), la conscience de notre existence et de sa valeur, de ce que nous sommes et pouvons accomplir, de notre passé et de notre futur, enferme notre esprit sur notre propre condition humaine. Penser est-il un moyen de se sentir exister ? Si je pense que je suis un individu doué de raison cela fait-il de moi un individus unique ? La pensée a depuis toujours été l’apanage de l’être évolué, une façon de se nourrir d’une considération propre, ma pensée m’est propre ainsi que mes désirs, mes raisonnements, mes questionnements, ma vie elle-même…Etre quelqu’un plutôt que personne, pourtant nous ne sommes pas plus qu’un autre être animé dont le passage sur Terre est bref. Pourquoi s’attribuer cette valeur qui nous empêche de nous ouvrir sur toutes ces vies qui nous entourent et nous permettent d’être ? Notre vie aurait-elle plus d’importance que celle d’autrui, que celle du monde animal, végétal ? Pour quelles raisons, le fait de penser nous conférerait le droit d’être au dessus, de régner en maître absolu dans ce monde où perdurent uniquement les choses qui justement ne pensent pas (tels les végétaux, les roches, les planètes…) ? Je suis, non pas parce que je pense, mais parce que je vis ! Je pense, donc je suis un être dit « évolué » qui essaye simplement de trouver un but à son existence. Si je ne pense pas donc je ne suis pas, comment pourrions-nous appréhender cette contre vérité puisque penser fait parti de nous, de nos facultés. « Penser » (signe distinctif de notre conscience, forme d’intelligence humaine capable de fonder des raisonnements, des jugements), devrait nous servir à nous améliorer, à nous faire évoluer, penser devrait être synonyme d’ouverture d’esprit, de plus en plus il se réduit comme peau de chagrin à cette pensée unique de penser à soi, de penser pour soi. Penser et Etre sont deux choses différentes, mais notre pensée induit ce que nous sommes et vice-versa. Je pense donc je considère que Je suis, une personne à part entière, un être humain doué d’intelligence capable de réfléchir à ma condition humaine, à mon existence. La conscience du moi prouve l’existence de la conscience, la conscience d’être et celle d’exister. Sans cette conscience, alors je peux vivre mais je n’existerais pas en tant qu’individu évolué, du moins je n’en prendrais pas conscience, je serais simplement un être vivant parmi tant d’autres. Inévitablement, penser prouve que nous avons conscience de l’existence c’est à dire de la vie et la mort, donc de notre individualité, de notre identité, ce qui nous rend humain. Etre « Humain » ou la conscience du moi, diktat de notre monde intérieur soucieux d’imposer sa condition individuelle au monde extérieur, au détriment du bien collectif. Nous le voyons, en période d’élections présidentielles, ce qui prévaut avant tout lorsque nous choisissons un candidat c’est l’intérêt personnel, voter pour un président dont le programme saura améliorer ou ne pas détériorer notre propre condition. Ne peut-on nous en blâmer quand on sait que chaque candidat ne cherche qu’à accéder au pouvoir en invoquant par démagogie l’intérêt collectif. La conscience œcuménique n’est pas l’union des consciences individuelles, elle n’existe pas. L’homme n’a pas cette conscience naturelle d’unité, d’universalité, de désintéressement, d’humanité, pour un monde moins égocentrique, moins égoïste, sauf quelques rares âmes charitables comme mère Teresa, ou autres prix Nobel de la paix ayant de vraies vocations humaines. L’oubli de soi est peut-être la meilleure façon de se sentir exister, exister pour les autres en pleine conscience est-ce cela être humain ?
Plus le monde avance, plus il façonne des individus qui pensent à leur bien, leurs biens personnels, parce que leur seule échappatoire n’est pas d’exister pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils ont. Ne pas exister, uniquement subsister, comme si leur existence tenait en un mot : posséder. Ne pas posséder ou s’approprier, des richesses, le pouvoir, le savoir, la force… n’empêche pas de savourer l’existence elle-même. Vivre dans la réalité du monde et en contempler les dérives. A force de satisfaire cette conscience individuelle pour se sentir exister, nous n’existons plus que pour nous-mêmes. A trop penser à notre existence personnelle nous perdons les valeurs essentielles à l’intérêt même de l’existence, vivre. En ne vivant que pour notre intérêt personnel nous devenons plus individualistes. Notre pensée est dirigée par ce que nous sommes et vivons, et nous cherchons incessamment à améliorer cette condition individuelle. Comment arrêter de penser et de focaliser cette pensée sur soi puisqu’elle fait partie inhérente de l’être? Je me positionne dans ce monde par rapport à mon observation, ma déduction issue de ma pensée issue de ma conscience. Sans cette conscience qui érige ce que nous sommes au niveau le plus élevé des espèces vivantes, focaliserions-nous notre pensée sur notre propre moi ? Certainement que non, puisque nous n’aurions pas cette conscience du moi. Alors que l’homme préhistorique n’avait comme seul sens de l’existence de survivre (répondre aux besoins primaires : manger, se reproduire…), l’homme moderne dans les sociétés civilisées ne pense qu’à « sur-vivre » (vivre mieux, vivre plus). La conscience des hommes aurait-elle sa propre intelligence ? Celle de s’adapter au monde dans lequel nous vivons, celle de nous faire penser différemment ?
Le pouvoir de notre conscience est immense, à partir du moment où nous en avons pris conscience, la valeur de notre existence sur Terre n’a cessé de devenir inexistante aux seuls profits de se trouver des buts à cette existence.
En espérant qu’un jour, l’intelligence de notre conscience puisse nous faire prendre conscience que si l’être humain continue ainsi il construira un monde invivable.
"Cogito ergo sum" expression introduite par Descartes dans le Discours de la méthode en 1637.
Image : Le penseur de Rodin, sculpture en bronze présentée au public en 1904.
Qu’est-ce que le stress ?
même nous maintient en vie, représente l’essentiel de la vie et nous rend heureux ?
Si j’avais su ! J’aurais dû !
Maintenant il est trop tard ! Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant? J’aimerais remonter le temps pour changer le cours des choses…Mais pourquoi ne savons-nous pas tout à l’avance ?
Ca serait plus simple, ne jamais se tromper, prendre toujours les bonnes décisions, ou prendre des décisions sans se triturer l’esprit. Qu’est-ce qui nous en empêche finalement ? Les regrets
surviennent lorsque nous avons le sentiment d’être passé à côté de quelque chose qui nous semble essentiel au moment où nous y pensons, simplement parce que ce que nous vivons à ce moment précis
n’est pas conforme à nos espérances, à notre conception du bonheur. C'est-à-dire que si nous avions pris un chemin différent dans le passé le présent serait différent, pure supposition n’est-ce
pas ? Cette supposition nous mène tout droit à l’amertume, la mélancolie, la nostalgie, le remord ou tout autre sentiment lié à cette notion du temps perdu sans action satisfaisante pouvant
modifier nos désirs insatisfaits d’aujourd’hui. Là est toute la complexité, serions-nous dans une situation adéquate dans le présent si nous avions agit différemment dans le passé ? Pas
nécessairement aurais-je envie de dire ! A tord, nous imaginons des scénarios, comme si nous passions à chaque fois à deux doigts du bonheur, de la fortune, ou de l’amour, c’est
extraordinaire le pouvoir de l’esprit. Personnellement, je ne crois pas en ce raccourci, que tout aurait été plus rose si nous n’avions pas eu une peur bleue d’agir au moment opportun.
quoi pense t-il ? Une femme qui prend les rênes, qui exerce un pouvoir
dominateur sur l’homme, dans un domaine très restreint, le sexe ! Serait-ce une hérésie de penser que la femme peut réussir professionnellement sans l’aide d’un mentor à la testostérone
débordante ? Pourquoi certains mâles (sans généraliser évidemment !) s’évertuent à imaginer que le rôle de la femme se limite à être mère et/ou épouse ? Dès lors que cette même mère ou
épouse veut faire autre chose que d’élever les enfants, gérer le confortable foyer et choyer l’époux, elle passe de bonne à tout faire à bonne à rien ! Pourtant, maintes femmes ont prouvé
que le terme pouvoir n’était pas simplement cette capacité à pouvoir faire aussi bien voire mieux qu’un homme mais à réussir là où l’exercice exigeait des couilles. Des groupes comme Procter
& Gamble, PepsiCo, Coca-Cola, Ebay, Kraft Food, Areva, des pays tels la Finlande, l’Inde, la Chine, l’Argentine, le Brésil, le Gabon, l’Allemagne, la Suisse, l’Angleterre…ont su avoir
l’intelligence de ne pas confondre sexe et compétences. Est-ce l’attribut sexuel qui donne le pouvoir ? Parfois on se le demande ! Etre capable de diriger, mener à bien un projet
d’envergure, n’est pas une question de sexe, mais il faut avouer que pour une femme, s’imposer nécessite d’en avoir dans le string ! La féminité, la délicatesse et l’élégance, n’ont jamais
été incompatibles avec l’intelligence, l’aptitude, le savoir et la réussite. Pour quelques machos, il est inconcevable de se laisser commander, de se faire passer devant, ou tout bonnement
de collaborer avec une femme, sous prétexte qu’elle n’a pas sa place à un poste occupé majoritairement par des hommes. Une femme qui fait preuve de combativité, de ténacité et de persévérance
pour réussir ce qu’elle entreprend, en dépit de l’adversité, est admirable, admirablement forte d’un caractère qui force le respect et l’envie qu’elle réussisse.