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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 15:07

Confucius 01V.24.  Ω  Le Maître dit :

— Employer un langage étudié, prendre un extérieur trop composé, donner des marques de déférence excessives, c’est ce que Tsouo K’iou ming aurait rougi de faire ; moi aussi, j’en aurais honte. Haïr un homme au fond du cœur et le traiter amicalement, c’est ce que Tsouo K’iou ming aurait rougi de faire ; moi aussi, j’en aurais honte.

 (Dans l'hypocrisie ton coeur et ton esprit ne seront pas purs, mieux vaut être sincère et honnête ou se taire plutôt que d'aller chercher à être flatté par narcissisme sans bonne intention.) 

V.25. Le Maître dit à Ien Iuen et à Tzeu lou, qui se tenaient auprès de lui :

— Pourquoi ne me diriez vous pas chacun quels seraient vos désirs ?

(A travers cette question, Confucius étudie les vraies valeurs de ses disciples. Exprime-moi tes désirs je te dirai qui tu es.) 

Tzeu lou répondit :

— Je désirerais partager avec mes amis l’usage de mes voitures, de mes chevaux, de mes tuniques garnies de fine fourrure ; et, si mes amis les maltraitaient ou les gâtaient, n’en éprouver aucun mécontentement.

 (Son désir montre une grande générosité de coeur, la notion du partage, beaucoup de compassion et de tolérance envers ses amis, cependant ne se demande t-il pas si ses amis sont de bons amis, comment peut-il imaginer qu'ils puissent maltraiter les biens qu'il partage avec eux. Crédulité, naîveté, aveuglement.)

Tzeu lou répondit : « On doit partager avec tout l’univers l’usage des choses de tout l’univers. »

 

Ien Iuen dit :

— Je désirerais ne pas vanter mes bonnes qualités, ne pas exagérer mes bons services (ou ne donner aucune peine à personne).

(Rester humble et ne pas se vanter)

Tzeu lou reprit :

— Maître, je serais heureux d’apprendre quel serait votre désir.

Le Maître répondit :

— Pourvoir abondamment aux nécessités des vieillards, mériter la confiance de mes amis, aider avec affection les enfants et les jeunes gens.

 (L'altruisme et l'humanisme)

V.26. Le Maître dit :

— Faut‑il donc désespérer de voir un homme qui reconnaisse ses fautes, et se les reproche en secret ? Moi, je n’en ai pas encore vu.

 

V.27. Le Maître dit :

— Dans un village de dix familles, il se trouve certainement des hommes à qui la nature a donné, comme à moi, des dispositions à la fidélité et à la sincérité ; mais il n’en est pas qui travaillent comme moi à connaître et à pratiquer ces vertus.

 

Confucius, pour exciter les hommes à cultiver la vertu, dit : « Il est facile de trouver des hommes doués d’excellentes dispositions naturelles ; mais on entend rarement citer un homme qui ait des vertus parfaites. Celui qui s’applique de toutes ses forces à cultiver la vertu peut devenir un très grand sage. Celui qui ne s’y applique pas ne sera jamais qu’un homme inculte, et comme un paysan grossier. »


La vertu est une disposition habituelle, un comportement permanent, une force avec laquelle l'individu se porte volontairement vers le bien, vers son devoir, se conforme à un idéal moral, religieux, en dépit des obstacles qu'il rencontre.

 

«On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.» Confucius.

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chroniquelles - dans Esprit
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