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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:32

 

Est-ce que le fait d’espérer, d’attendre quelque chose de favorable que l’on désire pour soi-espoirmême nous maintient en vie, représente l’essentiel de la vie et nous rend heureux ?

C’est un peu comme attendre le dénouement heureux d’une histoire mal commencée, une espèce d’impatience insoutenable nous tenant en haleine pour savoir si le bonheur est à la clé. L’espoir nous renvoie directement à notre propre vie, celle que nous voulons belle, où tout est bien qui finit bien. Vouloir connaitre l’issue de notre propre histoire « vais-je réussir à avoir ce que je désire profondément ! » et vivre le mieux possible, est finalement le fondement de l’espoir, la raison pour laquelle nous survivons aux galères que nous traversons « Demain sera meilleur ». L’espoir (pour soi) est l’indicateur de notre désir de changement d’une situation qui ne nous satisfait pas complètement, mais aussi de notre envie de vivre différemment, de rester en vie pour vivre ce qui nous tient à cœur (parfois la vie elle-même) . Est-il possible de vivre sans espoir ? Sans espoir, nous condamnons-nous au pire, pensons-nous que la vie n’a aucune valeur, que nous sommes sur Terre pour subir et souffrir ? Ou au contraire n’avons-nous pas d’espoir, pas d’attente, parce que nous ne sommes attachés à rien, ni à nos possessions matérielles, ni aux êtres qui nous entourent, vivons-nous juste dans l’instant présent en ayant conscience que les choses et les êtres passent et changent ?

Est-ce seulement quand nous sommes heureux ou vivons comme un ascète que peut-être nous  n’espérons plus rien pour nous mais seulement pour le monde qui nous entoure…à méditer !

L’espoir en des jours meilleurs, l’espoir en une rémission, l’espoir d’une amélioration, l’espoir d’être enfin heureux, l’espoir que tout finira par s’arranger…Existerait-il un espoir même infime dans chaque situation ? Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, comme on dit. Ne jamais baisser les bras, toujours se battre pour vivre ce possible moment de résurrection. Même si nous n’y croyons plus, si le désespoir nous envahit, si nous envisageons la triste fin, que la souffrance est telle que nous n’avons pas assez de force pour survivre à cette ultime épreuve, que l’espoir est réduit à néant, une lueur subsiste tout de même : le miracle.

La fin est un postulat important, toutes choses ont un commencement et une fin, à travers l’espoir ne devrions-nous pas prendre conscience également d’une fin possible et d’un renouveau ? Quand nous espérons, nous voulons sortir d’un cycle pour en vivre un meilleur, ou continuer à vivre ce cycle épanouissant, n’est-ce pas ? Mais n’oublions pas que les choses ne perdurent et qu’inévitablement ce qui est aujourd’hui ne le sera pas nécessairement demain. Quand nous espérons nous nous projetons dans un futur possible et incertain, cependant espérer ne suffit pas pour aller là où nous voudrions.

Espérer vivre des périodes fastes, des jours où nous nous sentirons heureux et vivants, où nous irons mieux…implique simplement un désir de changement, qui comme toutes choses dans notre monde sont perpétuellement en mouvement. L’espoir nous aide parfois à surmonter nos souffrances, à penser à des choses plus joyeuses, à nous donner la force d’avancer, à savoir ce que nous désirons (j’espère que je serai épanoui professionnellement), mais aussi à nous conforter (j’espère que je serai heureux toute ma vie) il est un moyen et non une solution. Fabriqué par notre esprit, l’espoir est humain, il nous permet de nous projeter dans un idéal, un but à atteindre, qui ne nous rendra pas nécessairement heureux mais qui effectivement nous fera vivre plus facilement les phases de transitions plus ou moins longues entre le moment où nous prenons conscience que nous sommes à la fin de quelque chose et au début d’autre chose. Selon la durée de cette phase entre la fin et le commencement, l’espoir lui fluctue, « Ca s’en va et ça revient. C’est fait de tout petits riens… », tel un baromètre il nous indique si nous nous rapprochons d’une situation satisfaisante ou non.

Qu’y’a-t-il après l’espoir ? Le désespoir, la fin, ou l’action ? Il n’y a vraiment plus d’espoir quand la vie s’arrête, et encore que dans certaines croyances la vie continue après la mort. Hormis cette considération liée à l’existence, paradoxalement, ne sommes-nous pas aussi tentés d’agir quand nous estimons que plus rien est possible ? N’est-ce pas une question de survie ? Cela reste vrai selon la situation et surtout selon notre caractère, notre volonté, notre état d’esprit…Ce qui fait la différence c’est nous, si l’espoir est un moyen, nous sommes une solution.

Espérer, vouloir, pouvoir, faire, c'est-à-dire attendre que les choses arrivent, avoir la ferme intention, être capable de faire quelque chose et agir sont des états d’esprit différents. Nous sommes tous capables d’espérer, quant à la volonté elle dépend de notre détermination, puis notre capacité à agir dépend elle de notre volonté et de notre confiance qui engendrent l’action elle-même. Voyez-vous la différence quand vous exprimez ces mots « J’espère », « Je veux », « Je peux », « Je fais », celui qui entrevoit la lumière derrière la porte et espère un jour voir à quoi ressemble cette lumière n’est pas forcément celui qui veut ouvrir la porte pour découvrir ce qu’il y a derrière et encore moins celui qui aura le courage de l’ouvrir, malgré que tous en soient capables.

L’espoir pour soi, sans volonté ni acte est vain.

Vivre l’instant présent est encore la meilleure façon de ne pas succomber aux désillusions d'espoirs inassouvis. 

 

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chroniquelles - dans Esprit
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