Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 23:23

« Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement. » Bouddha. impermanence

 

Qu’est-ce que le changement ?

 

Modification d’un état, ou d’une situation, rendre nouveau (passer de quelque chose d’ancien à quelque chose de nouveau), transformation, être différent…autant de termes qui définissent finalement une action. Le changement est une action, puisque nous passons à autre chose.

Ce que je retiens à travers ces mots, c’est l’action d’aller vers quelque chose de nouveau. Or, le renouveau est souvent salvateur, tout dépend comment nous l’appréhendons, l’acceptons et de ce que nous en faisons?

 

Il y a un principe Bouddhiste appelé « Impermanence », qui considère que tout est en perpétuel mouvement,   que s’il y a un début, inéluctablement il y a une fin. Ce principe n’a rien d’incompréhensible, il nous montre ô combien toutes choses qui nous entourent, êtres, végétaux, minéraux… changent en permanence. Certains s’érodent, d’autres meurent, ou s’usent, s’altèrent, naissent et renaissent, se transforment…Et donc que rien n’est figé.

"Grâce à l'impermanence, tout est possible. La vie elle-même est possible. Si un grain de blé n'était pas impermanent, il ne pourrait se transformer en tige de blé. Et si la tige de blé n'était pas impermanente, elle ne pourrait jamais produire l'épi de blé que nous mangeons."

 

Tout a un sens, tout est lié et relié, nous ne pouvons nous y soumettre. Alors, pourquoi vouloir éviter le changement, en avoir peur, alors que seconde après seconde notre état, nos cellules, notre organisme, le temps, les saisons, les animaux…évoluent?

Prendre conscience des choses et accepter un changement ne sont pas si faciles. Tout dépendra du niveau d’attachement à cette chose. Prenons une fleur, si jolie soit-elle, elle nous ravie quand elle délivre ses senteurs, nous émerveille quand elle est ouverte, mais ensuite elle fane, cela ne nous affecte pas pour autant. Les émotions que nous ressentons, font la différence. Même si nous n’ignorons pas que les êtres, les situations, ne sont pas éternels, nous avons du mal à faire sans, à ne plus vivre avec. Affronter cette réalité est ce qu’il y a de plus douloureux. Les peurs sous-jacentes aux changements, telles la souffrance, la solitude, le manque, la peine, l’impuissance ou autres sentiments difficiles à accepter sont finalement celles qui nous empêchent de nous faire accepter le changement.

Assimiler le changement en tant que partie intégrante de notre vie, de la vie en général, est une clé pour ne plus en avoir peur ? Peut-être. Cela ne veut pas dire ne pas s’attacher, ne pas ressentir d’émotions, ne pas s’investir…au contraire, comme les choses sont fragiles ou passagères, nous devons profiter un maximum de ce qu’elles nous offrent ici et maintenant.

Juste prendre conscience du côté éphémère de ce que nous vivons, et quand ce que nous vivons si agréable qu’il puisse être, se termine, alors nous devons l’accepter.

 

Changement voulu ou imposé, comment réagir ?

 

Le changement va nous permettre soit de nous libérer d’une situation qui ne nous satisfait pas, soit de nous empêcher de souffrir.

Dans le premier cas, nous sommes les acteurs et les initiateurs du changement, dans le deuxième cas c’est le changement lui-même qui sera le propulseur et le moteur de notre façon de considérer notre situation. Dans la notion de changement, il y a la notion de renouveau, pour cela la fatalité n’existe pas. Si aujourd’hui nous vivons une souffrance liée à un changement tel qu’il soit, notre délivrance passera par un changement ignoré aujourd’hui mais vrai demain. La meilleure chose à se dire est que si tout change, tout est possible. « Un changement en prépare un autre » Machiavel. Il suffit d’être dans l’action, d’avoir des pensées positives et de toujours y croire.

 

« Tout est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n'est pas encore ». Epictète.

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 19:50

Qui n’a jamais ressenti cette sensation d’être mal sans savoir pourquoi ?mal etre

Ce sentiment peut être passager ou nous plonger dans une dépression ( perturbation du dynamisme de la vie psychique, qui se caractérise par une diminution plus ou moins grave de l'énergie mentale, une certaine pente de l'affectivité qui est marquée par le découragement, la tristesse, l'angoisse. Source CNRTL).

Cette impression que notre vie s’écroule, que la vie et le sens de la vie nous échappent, que rien ne va, que notre vie est tristesse et malchance, que nous perdons ce que nous avons, que notre cœur se meurtrit, que nous sommes incapables de surmonter l’épreuve que nous vivons, autant de questionnements sans réponse, alourdissant notre vision des choses et notre jugement de la situation.  C’est un processus psychique difficile à contrôler puisque de l’ordre de l’émotionnel, de l’affectif et donc du ressenti.

Est-il objectif ce jugement ?

Evidemment non, la raison n’étant plus, mais il est un point de départ.

Définir le mal-être et mettre un mot dessus n’est pas toujours facile, nous ressentons des choses que nous ne pouvons déchiffrer. Souvent ce manque de clarté vient du fait que nous ne voulons pas voir. Par peurs, peurs enfouies au plus profond de notre être, nous paralysant par le simple fait d’envisager un changement. Par angoisse, par incapacité à aller à l’essentiel. Plus on se pose de questions moins on est lucides sur notre situation.  Le mal-être n’est que le reflet de ce que nous vivons, sommes et ressentons. L’instabilité, la non-maîtrise des événements, le changement, l’affliction, le manque de liberté, la peur de l’avenir, de souffrir, évadent notre esprit dans des interprétations, des faux-semblants, des scénarios catastrophes, des angoisses qui n’ont souvent pas lieu d’être.  Ne pas savoir où on va, ne pas connaître l’issue, subir un événement inattendu, l’inconnu…est oppressant, ce qui engendre le mal-être.

Le mal-être, qu’il soit symptomatique, psychique, physiologique, chronique (il peut être causé par un problème hormonal, existentiel, par une douleur affective, émotionnelle), ou autre, retranscrit nos angoisses, nos peurs, nos incertitudes. En travaillant sur nos états affectifs, pouvons-nous éviter le mal-être ? Par obligatoirement, puis le mal-être est aussi un mal nécessaire, il nous aide à identifier des sentiments, des ressentis, pour nous permettre de ne pas rester dans une situation inconfortable. Il faut que ce soit une alerte pour se dire stop je ne suis pas bien, je dois changer quelque chose. Mais quoi ? Là est toute la question ! La réponse se trouve en nous, personne ne peut savoir à la place de l’autre. Est-ce un changement dans notre vie, notre façon de penser, notre façon d’être, ou autre ? Une fois l’alerte établie, notre capacité à  être objectif, à réflechir, à agir, notre force d’esprit et moral, notre pragmatisme,  notre analyse, facilitent ou pas l’acceptation de ce que nous vivons ou voulons vivre. Ouvrir les yeux, et s’avouer les choses sont déjà un bon début. L’acceptation vient ensuite. Le mal-être doit être libéré et ne pas rester en nous, la seule manière de l’exorciser est d’agir (l’action est aussi dans la réflexion). Pour aller mieux il faut se rendre à l’évidence. Nous ne devons pas subir ce qu’il nous arrive en prétextant la fatalité ou l’impossibilité d’agir, mais trouver le courage, se dire qu’un mal peut aussi nous servir à évoluer. Ce sont autant d’expériences, de péripéties, d’épreuves que nous traversons, qui nous montrent le chemin. Aussi tristes et pénibles quelles soient, ces épreuves apprennent, à nous ensuite de choisir de vivre avec la douleur et de sombrer ou de faire de cette douleur, une force.

Combattre le mal être qui nous hante, qui nous empêche d’avancer et de vivre une vie conforme à nos aspirations, c’est avant tout prendre beaucoup de recul, trouver la force de nous remettre en question, avoir des projets, des buts, se sentir exister et se faire confiance. Evidemment, le doute existe, et il est source de conflit intérieur nous empêchant d’agir. Vais-je dans la bonne direction, fais-je le bon choix ? Comment savoir ? On ne sait qu’une fois que la décision a été prise, sauf si vous avez des dons de médiumnités. Suivre son intuition ou ce que le cœur nous dicte n’est pas infaillible, nous ne sommes certains de rien, sauf de ce que nous ne voulons plus, de ce qui nous fait souffrir ou nous a fait souffrir par le passé. Parfois nous pensons que nous serons mieux demain ou dans une autre situation, mais si nous ne sommes pas bien aujourd’hui pourquoi le serions-nous demain ? Demandons-nous si notre mal-être n’est pas conditionné par une vision négative de ce que nous vivons au moment où nous y pensons. Le changement ne résout rien. Avant de vouloir changer de vie en pensant que cela enlèvera notre mal-être, prenons-nous en main, car pour prendre des bonnes décisions, nous devons être en paix avec nous-même.

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:32

 

Est-ce que le fait d’espérer, d’attendre quelque chose de favorable que l’on désire pour soi-espoirmême nous maintient en vie, représente l’essentiel de la vie et nous rend heureux ?

C’est un peu comme attendre le dénouement heureux d’une histoire mal commencée, une espèce d’impatience insoutenable nous tenant en haleine pour savoir si le bonheur est à la clé. L’espoir nous renvoie directement à notre propre vie, celle que nous voulons belle, où tout est bien qui finit bien. Vouloir connaitre l’issue de notre propre histoire « vais-je réussir à avoir ce que je désire profondément ! » et vivre le mieux possible, est finalement le fondement de l’espoir, la raison pour laquelle nous survivons aux galères que nous traversons « Demain sera meilleur ». L’espoir (pour soi) est l’indicateur de notre désir de changement d’une situation qui ne nous satisfait pas complètement, mais aussi de notre envie de vivre différemment, de rester en vie pour vivre ce qui nous tient à cœur (parfois la vie elle-même) . Est-il possible de vivre sans espoir ? Sans espoir, nous condamnons-nous au pire, pensons-nous que la vie n’a aucune valeur, que nous sommes sur Terre pour subir et souffrir ? Ou au contraire n’avons-nous pas d’espoir, pas d’attente, parce que nous ne sommes attachés à rien, ni à nos possessions matérielles, ni aux êtres qui nous entourent, vivons-nous juste dans l’instant présent en ayant conscience que les choses et les êtres passent et changent ?

Est-ce seulement quand nous sommes heureux ou vivons comme un ascète que peut-être nous  n’espérons plus rien pour nous mais seulement pour le monde qui nous entoure…à méditer !

L’espoir en des jours meilleurs, l’espoir en une rémission, l’espoir d’une amélioration, l’espoir d’être enfin heureux, l’espoir que tout finira par s’arranger…Existerait-il un espoir même infime dans chaque situation ? Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, comme on dit. Ne jamais baisser les bras, toujours se battre pour vivre ce possible moment de résurrection. Même si nous n’y croyons plus, si le désespoir nous envahit, si nous envisageons la triste fin, que la souffrance est telle que nous n’avons pas assez de force pour survivre à cette ultime épreuve, que l’espoir est réduit à néant, une lueur subsiste tout de même : le miracle.

La fin est un postulat important, toutes choses ont un commencement et une fin, à travers l’espoir ne devrions-nous pas prendre conscience également d’une fin possible et d’un renouveau ? Quand nous espérons, nous voulons sortir d’un cycle pour en vivre un meilleur, ou continuer à vivre ce cycle épanouissant, n’est-ce pas ? Mais n’oublions pas que les choses ne perdurent et qu’inévitablement ce qui est aujourd’hui ne le sera pas nécessairement demain. Quand nous espérons nous nous projetons dans un futur possible et incertain, cependant espérer ne suffit pas pour aller là où nous voudrions.

Espérer vivre des périodes fastes, des jours où nous nous sentirons heureux et vivants, où nous irons mieux…implique simplement un désir de changement, qui comme toutes choses dans notre monde sont perpétuellement en mouvement. L’espoir nous aide parfois à surmonter nos souffrances, à penser à des choses plus joyeuses, à nous donner la force d’avancer, à savoir ce que nous désirons (j’espère que je serai épanoui professionnellement), mais aussi à nous conforter (j’espère que je serai heureux toute ma vie) il est un moyen et non une solution. Fabriqué par notre esprit, l’espoir est humain, il nous permet de nous projeter dans un idéal, un but à atteindre, qui ne nous rendra pas nécessairement heureux mais qui effectivement nous fera vivre plus facilement les phases de transitions plus ou moins longues entre le moment où nous prenons conscience que nous sommes à la fin de quelque chose et au début d’autre chose. Selon la durée de cette phase entre la fin et le commencement, l’espoir lui fluctue, « Ca s’en va et ça revient. C’est fait de tout petits riens… », tel un baromètre il nous indique si nous nous rapprochons d’une situation satisfaisante ou non.

Qu’y’a-t-il après l’espoir ? Le désespoir, la fin, ou l’action ? Il n’y a vraiment plus d’espoir quand la vie s’arrête, et encore que dans certaines croyances la vie continue après la mort. Hormis cette considération liée à l’existence, paradoxalement, ne sommes-nous pas aussi tentés d’agir quand nous estimons que plus rien est possible ? N’est-ce pas une question de survie ? Cela reste vrai selon la situation et surtout selon notre caractère, notre volonté, notre état d’esprit…Ce qui fait la différence c’est nous, si l’espoir est un moyen, nous sommes une solution.

Espérer, vouloir, pouvoir, faire, c'est-à-dire attendre que les choses arrivent, avoir la ferme intention, être capable de faire quelque chose et agir sont des états d’esprit différents. Nous sommes tous capables d’espérer, quant à la volonté elle dépend de notre détermination, puis notre capacité à agir dépend elle de notre volonté et de notre confiance qui engendrent l’action elle-même. Voyez-vous la différence quand vous exprimez ces mots « J’espère », « Je veux », « Je peux », « Je fais », celui qui entrevoit la lumière derrière la porte et espère un jour voir à quoi ressemble cette lumière n’est pas forcément celui qui veut ouvrir la porte pour découvrir ce qu’il y a derrière et encore moins celui qui aura le courage de l’ouvrir, malgré que tous en soient capables.

L’espoir pour soi, sans volonté ni acte est vain.

Vivre l’instant présent est encore la meilleure façon de ne pas succomber aux désillusions d'espoirs inassouvis. 

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:52

 

regretSi j’avais su ! J’aurais dû ! Maintenant il est trop tard ! Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant? J’aimerais remonter le temps pour changer le cours des choses…Mais pourquoi ne savons-nous pas tout à l’avance ? Ca serait plus simple, ne jamais se tromper, prendre toujours les bonnes décisions, ou prendre des décisions sans se triturer l’esprit. Qu’est-ce qui nous en empêche finalement ? Les regrets surviennent lorsque nous avons le sentiment d’être passé à côté de quelque chose qui nous semble essentiel au moment où nous y pensons, simplement parce que ce que nous vivons à ce moment précis n’est pas conforme à nos espérances, à notre conception du bonheur. C'est-à-dire que si nous avions pris un chemin différent dans le passé le présent serait différent, pure supposition n’est-ce pas ? Cette supposition nous mène tout droit à l’amertume, la mélancolie, la nostalgie, le remord ou tout autre sentiment lié à cette notion du temps perdu sans action satisfaisante pouvant modifier nos désirs insatisfaits d’aujourd’hui. Là est toute la complexité, serions-nous dans une situation adéquate dans le présent si nous avions agit différemment dans le passé ? Pas nécessairement aurais-je envie de dire ! A tord, nous imaginons des scénarios, comme si nous passions à chaque fois à deux doigts du bonheur, de la fortune, ou de l’amour, c’est extraordinaire le pouvoir de l’esprit. Personnellement, je ne crois pas en ce raccourci, que tout aurait été plus rose si nous n’avions pas eu une peur bleue d’agir au  moment opportun.  

Vous avez entre les mains une baguette magique pour revenir à un moment de votre vie et vous pourriez changer un événement, lequel choisiriez-vous ? Et que feriez-vous d’autre ? Maintenant, pensez à toutes les répercutions positives et négatives de cette modification sur votre vie actuelle. Est-ce l’événement qui a fait qu’aujourd’hui vous vous retrouvez là où vous êtes, ou est-ce l’événement qui a modifié votre façon d’être, votre vision des choses, et de cette modification du regard que vous portez sur vous, votre vie, a découlé votre situation actuelle ? Les choses que nous vivons, qui nous arrivent ne sont pas que le reflet de nos actes, ou de nos non-actes. Mais également le prolongement de notre façon de penser au moment où nous devrions agir et qui perdure au fil des années, laissant la place aux sentiments négatifs envahissants en emprisonnant notre esprit dans le passé, les regrets, au lieu de tourner la page pour profiter du temps présent et modifier ce que nous vivons. Quels que soient les choix que nous faisons, l’état d’esprit accompagnant ces choix est primordial. La vie n’est qu’un enchainement de situations, d’événements qui s’imbriquent les uns avec les autres pour former notre histoire, cependant même si ces événements peuvent être concomitants ou liés ils n’en restent pas moins singuliers donc dépendants. Cela peut vous paraître étrange mais ce qui les rend interdépendants c’est vous, et votre façon de les considérer. La chaîne peut à tout moment être rompue pour laisser place à une nouvelle histoire, de nouveaux événements qui viendront embellir notre quotidien, notre vie, nos relations…il suffit d’en prendre conscience, et  ne pas succomber à la fatalité. Notre pire ennemi, c’est nous même, et nos pensées les murs de notre prison. Ne regrettez pas ce que vous n’avez pas pu faire mais demandez-vous pourquoi aujourd’hui vous regrettez ? Quand nous sommes heureux dans le présent regrettons-nous notre passé ? Plus vous focaliserez sur le passé et les choses que vous auriez pu ou dû faire, moins votre vie sera conforme à vos désirs, car tournée vers le passé au lieu de vivre l’instant présent. N’oubliez pas non plus qu’il n’est jamais trop tard pour suivre vos désirs et que maintenant est peut-être le moment approprié pour agir comme vous auriez aimé le faire par le passé. Les regrets sont parfois liés à un manque de courage, ou au fait que vous n’étiez pas prêts. Chaque changement, chaque décision est déterminé par votre état d’esprit, votre capacité à juger votre situation, à agir, et le moment où vous êtes le plus prêt à accepter ce changement.

Trouver la bon moment, la bonne impulsion dépend également de votre état d’esprit, de votre mental, se sentir prêt peut prendre des années, mais quand les choses deviennent évidentes, sans que vous ne vous en rendiez compte, alors vous êtes prêt. Maintenant, à vous de saisir ce moment. Accepter sans se résigner, agir en pleine conscience. Le passé n’est plus, mais l’avenir est encore possible. Et si le bon moment c’était maintenant ? 

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:34

 

être humain évolutionNous recherchons souvent des idéaux de vie, des améliorations de nos conditions, de notre situation, des considérations, des nouveautés, des changements…mais qu’en est-il de nos comportements ?

Les aspects extérieurs de notre vie sont-ils indissociables des aspects intérieurs qui définissent l’être humain que nous sommes ? Faut-il encore en avoir conscience. Quand vous vous dites « je voudrais vivre comme ça, avoir ceci, m’acheter cela… » êtes-vous certains qu’en réalisant ces souhaits vous deviendrez meilleurs ?

L’être humain est aujourd’hui déterminé par ce qu’il possède et non par ce qu’il est réellement. Pourtant les valeurs matérielles ne peuvent en aucun cas refléter et caractériser l’être humain. Nous vivons dans l’ère « je possède donc je suis », en oubliant l’essentiel « qui suis-je ? ». Suis-je quelqu’un qui a réussit, qui est considéré, qui a un statut social, qui a de l’argent, qui a une belle maison ? ou suis-je un être humain dont les comportements, les valeurs et les actes sont justes ? La bonté nourrit l’âme, elle peut vous aider à être humain, c'est-à-dire considérer, comprendre, être sensible à l’autre.

La bêtise humaine c’est penser que tout le monde est abruti, sauf soi, penser que tout le monde est dans l’erreur, sauf soi, mais "charité bien ordonnée commence par soi-même ". Vous êtes-vous déjà demandé « suis-je con ?, ai-je le bon comportement ?, suis-je en paix avec moi-même ? ». A quoi bon vous demandez-vous ? C’est vrai pourquoi se remettre en question ?  Rester dans l’ignorance, le déni de ce que nous sommes vraiment n’est-ce pas occulter que nous possédons une conscience ?

Pourtant,  prendre conscience des choses et vivre en pleine conscience de ce que nous sommes et vivons peut nous permettre d’être mieux avec soi-même et avec l’autre.

Tant que l’homme n’aura pris conscience de ce qu’il est vraiment, et travaillé sur lui pour devenir humain, alors nous vivrons tous dans une jungle urbaine qui engendra le désordre.

Comment était l’Homme originel ? Perverti par le désir, l’envie, en commettant un péché ? Ou guerrier, dominant, barbare, animal ? Ou en dehors de toutes considérations religieuses, ou paléoanthropologues, il était bon, aimant, compatissant, juste, honnête, loyal, respectueux ?

L’Homme est tel que son mode de vie, son éducation, sa perception des choses, son esprit, sa pensée, son environnement, ses coutumes, ses principes, la période, le contexte où il vit…l’ont façonnés. Peu importe ce que nous étions au départ, ce qui est important c’est ce que nous sommes aujourd’hui, et comment adapter et adopter un comportement humain pour vivre ensemble, en paix. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais en s’efforçant de travailler sur ce que nous sommes dans le présent, en devenant meilleur, nous pourrons changer l’avenir.  L’évolution de l’humanité, ne s’accomplit qu’à travers, des bouleversements importants, qu’ils soient au niveau du comportement humain, des systèmes, des phénomènes naturels, ou des catastrophes engendrées par l’homme, la nature, nous sommes en perpétuel mouvement. Avant de penser à ce que vous avez, à ce que vous pourriez avoir, pensez à ce que vous êtes, un être humain qui fait avancer l’humanité.

Est-ce l’apanage de l’être humain de vivre comme s’il était le seul et l’unique dans un monde de 6 milliards d’individus ? Le plus grand privilège que possède l’être ce n’est pas de pouvoir acheter sa vie mais de donner ce qu’il ne peut acheter. Ceux qui possèdent ont peur de perdre, ceux qui n’ont rien ont envie d’avoir, mais à vouloir protéger, spéculer ou posséder on en oublie l’essentiel, le savoir être humain et le savoir vivre ensemble, c’est ça l’humanité !

« La bataille contre l’ignorance se gagne tous les jours, et elle finit par ouvrir sur des perspectives insoupçonnées.  » Dalaï Lama

 

“Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité?”

Il a répondu :

“Les hommes (les humains)….Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.

Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent, de telle sorte qu’ils finissent par vivre ni le présent ni le futur.

Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.”

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:26

 

legoJe suis comme ça, ce n’est pas à mon âge que je vais changer !

Mais à quel âge alors ? « Mieux vaut tard que jamais » aurais-je envie de répondre.

La connerie n’est pas innée mais souvent acquise, bon gré mal gré. En revanche les traits principaux de notre caractère sont innés.

 

L’inné, est relatif à tout ce qui appartient à l’être dès sa naissance, issu de son patrimoine génétique ou simplement de ses prédispositions, ses tendances comportementales dès la naissance.

 

L’acquis, est relatif à tout ce que l’être a développé et obtenu après un apprentissage, issu de sa culture, de son environnement, de son éducation et de ses expériences.

 

Les signes distinctifs entre les individus marqués par un tempérament, un caractère, une personnalité différents font partis de notre identité, avec les défauts et les qualités que nous lui attribuons. Notre caractère est inné, parfois même génétique. Réfléchissez et vous constatez que nous avons souvent un trait de caractère prédominant qui nous colle à la peau depuis notre plus jeune âge, dont les origines remontent à nos aïeuls, grincheux comme son grand-père, têtu comme sa mère et non comme une mule qui n’est pas un ancêtre (normalement). Notre caractère et nos comportements instinctifs sont innés n’est-ce pas ? Par exemple, le ménage, la vaisselle, le repassage, s’occuper des enfants…taches innées chez la femme et mal acquises chez l’homme, en revanche la posture assise la main dans le caleçon innée chez vous messieurs ! Je plaisante.

Nous naissons tous avec un caractère singulier, cependant il ne tient qu’à nous d’avoir le bon comportement et d’agir en notre âme et conscience. Se refugier derrière son caractère, son histoire, sa génétique (reproduire les schémas familiaux) n’est en aucun cas un alibi à notre mauvais comportement.

 

Nos actes, nos attitudes qui découlent de notre caractère, qui sont le reflet de ce que nous sommes, se réalisent de façon naturelle presque inconsciemment puisque ils sont innés, donc difficilement contrôlables. L’acquis peut atténuer ou accentuer certains traits de caractère et ainsi modifier nos comportements. Peut-on maîtriser l’inné ? Ce qui est incontrôlable est donc irraisonné car instinctif. Par exemple les personnes sensibles ne peuvent s’empêcher de verser une larme en regardant un film à l’eau de rose, si si ça se produit tout le temps, dans Sissi quand la princesse Elisabeth de Bavière dite Sissi tombe amoureuse de son cousin François-Joseph d’Autriche dit Franz et lui dit « Si vous avez de la peine, si la vie est méchante avec vous, réfugiez-vous au cœur de la forêt, elle ne vous décevra jamais. Chaque plante, chaque fleur, chaque arbre, chaque animal sont la preuve vivante de la toute puissance de Dieu et la forêt vous redonnera courage. » Oh comme c’est beau ! Vous pleurez parce que des scènes ou des mots vous émeuvent, sans raison finalement ça ne vous concerne pas directement puisque c’est un film, juste parce que vous êtes sensibles et vous ne le contrôlez pas. C’est marrant d’ailleurs, la plupart des gens cachent leurs larmes (j’avoue j’en fait partie !) et quand on vous dit « tu pleurs ? » vous répondez « pas du tout, pourquoi je pleurerais ce n’est qu’un film ! ».

L’acquis peut vous apprendre à être moins sensible mais au fond de vous vous le serez toujours, même si vous vous forgez une carapace insubmersible. L’inné est ce que vous êtes vraiment, que vous pouvez camoufler ou atténuer, l’acquis est ce que vous en faites.

Est-ce cela l’intelligence, savoir composer entre l’inné et l’acquis? L’intelligence, est innée et acquise. Ce n’est pas parce que nous avons ce potentiel dès la naissance que nous en faisons bon usage. Nous pouvons observer chez les nourrissons leur capacité d’éveil, leur capacité d’adaptation, leur capacité à comprendre le monde qui les entoure, à analyser en testant, et de ces constats, des stimulations résulteront les acquis. A chacun ensuite de se réaliser et se développer à travers les différents acquis.

Il n’y a pas d’âge pour se poser des questions, pour remettre en question notre façon d’être et de penser. Les acquis se façonnent et se travaillent tout au long de notre vie. L’inné c’est un ensemble de Lego, l’intelligence c’est comprendre que nous pouvons assembler les différents Lego et comment les assembler, et l’acquis c’est savoir imbriquer les Lego pour former et construire des choses perpétuellement évolutives et modifiables. 

 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 16:10

Nous focalisons souvent sur notre réussite, qu’elle soit matérielle, sentimentale, professionnelle, personnelle oureussite sociale…mais pourquoi vouloir réussir à tout prix ? Que signifie réussir ? Est-ce un échec de ne pas réussir ? Réussir sa vie est fréquemment synonyme du cliché stéréotypé « marié(e), 2 enfants, une maison, un chien, un travail et de l’argent», cependant qu’avons-nous gagné à part être conforme à l’idée que les gens se font de la réussite. Ainsi réussir sa vie, devient un vrai challenge, une compétition effrénée et parfois absurde pour briller en société, pour faire plaisir à sa famille, pour être un exemple, pour se rassurer d’être dans la norme que la société nous impose, pour ne rien avoir à se reprocher, pour avoir des buts à atteindre…Lorsque nous entreprenons quelque chose nous visualisons le résultat, et projetons notre esprit dans l’espoir d’un succès futur, sans forcément tenir compte du chemin à parcourir pour parvenir à nos fins. La réussite est un but pour la plupart d’entres-nous. Réussir apporte à bons nombres de personnes, cette glorification, ce statut, cette fierté d’avoir réussi là où d’autres ont échoué, pour se mettre à l’abri d’une vie dépourvue de jugements, éviter ces signes distinctifs relatifs à l’échec : chômage, HLM, prolétariat, d’être cette personne à qui tout sourit, cette personne enviée et plébiscitée, tel un surhomme ayant remporté un combat titanesque. Mais ce genre de réussite peut engendrer la pire des peurs, celle qui nous rend méfiant, égoïste, orgueilleux, avare, possessif…la peur de tout perdre. Depuis notre plus tendre enfance, la réussite est omniprésente, réussir à naître, à grandir, à marcher, à parler, à lire, à écrire, à l’école, en sport, un métier, à devenir quelqu’un, à trouver un emploi, à aimer, à faire des enfants, à gagner de l’argent…auxquels cas nous sommes des perdants. Qui nous apprend à perdre et à surmonter les échecs ? Ne sont-ce pas ces peurs de ne pas réussir, de décevoir, d’être considéré comme un perdant qui empêchent certains de prendre des initiatives, d’avoir confiance en eux, d’agir ? Peut-on réussir sans initiatives, sans confiance en soi ? Peut-on échouer en prenant des initiatives avec une grande confiance en soi ? Est-ce la réussite qui nous apporte la confiance ou la confiance qui amène la réussite ?

Réussir peut être le plus élémentaire des gestes, la plus simple des actions entreprises, qui supposent également  le dépassement de soi, dépassements de ses peurs, de ses angoisses ou phobies. Nos premiers pas nous les avons faits en dépassant la peur de tomber, de l’inconnu, de ne pas réussir…et pourtant aujourd’hui marcher est devenu un automatisme, un geste élémentaire.

Pourquoi ne pas commencer par considérer la réussite comme quelque chose d’élémentaire, d’accessible, de simple et évident ? Réussir sa vie ne veut rien dire du tout, chacun ayant sa propre interprétation par rapport à des schémas types considérés comme des idéaux de vie.

La réussite amène la confiance en soi et la confiance en soi nous permet de dépasser nos peurs et d’aller au-delà de ce que nous pensions impossible, infaisable. Les petites réussites forment les grands projets. La moindre petite réussite doit être soulignée, et nous devons en prendre conscience, en être fiers, ne pas nous dévaloriser en comparant nos petites réussites à celles des autres. Est-ce là la vraie réussite, dépasser nos faiblesses, le regard et le jugement de l’autre, simplement mener des actions nous permettant de nous sentir vivants. Si nous sommes capables de faire preuve de courage, de volonté, de compréhension, de compassion…nous avons réussi à accomplir quelque chose. Par exemple, si je décide de ne pas fumer, boire, être impoli, juger…pendant ne serait-ce une journée, alors j’ai réussi à me dépasser, à lutter contre mes démons pour être en paix avec moi-même. Essayez de combattre un de vos démons pendant une journée, et vous ressentirez une grande satisfaction, celle d’avoir réussi l’objectif que vous vous étiez fixé.

L’échec peut mener à la réussite quand nous sommes prêts à comprendre puis accepter nos faiblesses, savoir perdre est une force. Pourquoi n’ai-je pas réussi ? Trop confiant, trop ambitieux, pas assez préparé, pas motivé, pas serein, pas prêt, pas le bon moment, trop pressé, pas ma voie, pas cohérent…L’échec nous permet de comprendre, d’ouvrir les yeux, de nous enseigner, afin de nous rendre meilleurs, et plus forts. Dites-vous que parfois l’échec est nécessaire, ne pas avoir peur de faillir est une réussite.

L’état d’esprit et le mental sont très importants dans le succès. Ne cherchez pas à dépasser l’autre ou à être meilleur qu’autrui, focalisez votre esprit sur vous seul, le dépassement de soi est le plus beau des combats. Aucun intérêt à vouloir être au dessus de quelqu’un, pour prouver quoi ? Que vous avez réussi à être un être prétentieux et supérieur, bravo votre réussite dépend des autres, vous la devez aux autres et non à vous-mêmes. Je ne parle pas de la réussite par amour, par conviction personnelle ou par humanisme, qui peut nous donner des ailes et nous aider à dépasser nos limites.

Réussir, c’est agir pour de nobles causes avec un cœur noble. Partager, encourager, aimer, pardonner, tolérer, aider, être content, c’est déjà réussir.

« L’échec est le fondement de la réussite » Lao-tseu

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 02:19

« La gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois que l’on tombe » Confuciuscourage


Cette force, cette énergie, cet effort fait sur soi-même, que nous appelons courage nous vient du cœur, et de l’esprit.

Comment trouver cette force en nous pour résister, combattre notre quotidien, nos épreuves, notre passivité, nos idées, nos jugements… et nous empêche d’être libres ?

Par amour nous sommes prêts à trouver le courage d’agir, de réagir, de braver les dangers, nos peurs, nos incertitudes, de surmonter les difficultés, alors qu’est-ce qui fait la différence entre la lâcheté et ce courage qui nous donne les ailes, lequel, parfois nous manque pour vivre ce que nous souhaitons, pour affronter notre vie?

Trouver le courage n’est pas une sinécure, mais un travail sur soi, sur ce que nous sommes, c'est-à-dire des êtres en perpétuel questionnement, recherchant inconsciemment la sécurité, l’assurance, l’assistance voire l’assistanat pour certain et trop souvent la facilité, laissant le temps ou le hasard faire les choses. La lâcheté, cette disposition à fermer les yeux, à fuir, nos propres certitudes, nos envies nous laissent souvent ce goût amer d’être passé à côté de quelque chose. Pourtant, bien plus frustrant et difficile à vivre que de trouver le courage d’assumer non seulement nos préférences mais également poursuivre le chemin que nous voulons emprunter pour réussir et atteindre nos buts. Hésiter entre bravoure et lâcheté, c’est hésiter entre vivre ou essayer et se laisser dépasser par des situations que tôt ou tard nous regretterons. Faire le bon choix par peur de se tromper nous fait douter, et ce doute qui nous ronge nous empêche d’avancer. Ne pas prendre de décision, faire abstraction, fuir est bien plus facile que d’agir ou assumer, alors est-ce vraiment le bon choix ? Se donner le choix perturbe, nous fait douter entre plusieurs possibilités mais hésiter entre plusieurs choix est synonyme de faiblesse, d’incertitude, et de lâcheté. Parce qu’il inhibe ce que nous savons au plus profond de nous. Pourquoi hésiter ? Parce que nous manquons de courage. Prendre des décisions, et suivre ses convictions, ne pas laisser le hasard faire les choses à notre place, sans pour autant foncer tête baissée dépend de notre capacité à s’avouer les choses, notre capacité à puiser l’énergie nécessaire pour agir, décider.  Pour braver et affronter il faut oser, et ne pas avoir peur, car notre seul frein finalement au courage c’est la peur. Peur de l’échec, peur d’être déçu, peur de se tromper, peur de souffrir, peur de l’inconnu, peur du jugement, peur de mourir, peur de perdre…Travailler sur ses peurs, c’est trouver le courage de se battre, de comprendre que nos peurs engendrent l’hésitation, la lâcheté, l’impuissance et donc la non-maitrise de ce que nous sommes et vivons. Sont-ce nos peurs qui guident notre vie ? Malheureusement oui pour la plupart d’entres-nous. A partir du moment où il subsiste un risque ou ce que nous pensons être un risque ou sur ce que nous supposons être un risque, notre esprit va créer des peurs. Je ne vous parle pas du risque inconsidéré mettant notre vie en péril, mais du risque influencé par un changement. Quel est ce risque au juste ? Est-ce un risque que de vouloir être heureux, de vouloir assumer, de vouloir prendre plaisir, de vouloir changer ? Ne faut-il pas simplement conditionner notre esprit à penser de façon logique en se disant que le risque est plus grand si nous restons dans une situation inconfortable, une situation qui ne nous procure aucune jouissance mais dont nous nous satisfaisons parce que nous ne trouvons pas le courage d’en sortir ?

« Nous savons ce que nous perdons mais pas ce que nous gagnons » Mais que perdons-nous exactement ? Cette notion suppose que notre vie est une compétition, un challenge hors elle n’est qu’un enchainement d’actions, d’expériences, de joies, de difficultés à surmonter qui nous apportent véritablement que des choses nous amenant à la réflexion et au développement de notre être.

Si par amour nous sommes capable de nous dépasser, c’est que nous avons cette ressource, cette faculté à être courageux. Le sentiment amoureux a ce pouvoir de dépasser nos peurs, à les atténuer, les inhiber, pour vivre pleinement nos émotions, comme par magie nous nous sentons invincibles et braves. Aimons nous, aimons-nous les uns les autres, aimons la vie.

Le courage, c’est trouver l’amour nécessaire en soi pour ne plus avoir peur, pour acquérir une confiance inébranlable en ce que nous sommes, nos attentes, nos besoins et en ce que nous désirons vivre.

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:30

mortNous savons appréhender la vie puisque nous la vivons, mais comment appréhender la mort ?

La mort nous échappe, est-ce la fin de la vie, la continuité ou le commencement d’autre chose ?

Nous appelons la mort l’état de quelque chose qui cesse de vivre, les fonctions vitales qui nous animent s’arrêtent et notre corps biologique  devient inerte. La mort est normalement une évidence pour chaque être vivant, nous ne pouvons  pas l’éviter. Certains vont chercher à l’appréhender, la comprendre, la nier en adhérant à des croyances telles, la réincarnation, le spiritisme, la religion…Il faut assumer cette réalité : la mort est inéluctable, irréversible et définitive. Qu’est-ce qui nous choque dans cette notion de mort ? Y’a-t-il quelque chose à comprendre ?

Est-ce son caractère imprévisible, incontrôlable, irrémédiable, inacceptable qui rend ce sujet sensible ?

La mort d’un être cher, ou tout autre événement qui nous fait regarder la mort en face, nous ramène à notre propre mort, au fait que nous n’avons qu’une seule vie, unique, personnelle et que cette vie limitée dans le temps est parfois injuste, courte, incompréhensible puisqu’on nous a donné le cadeau de la vie pour nous le reprendre. Quand nous vivons la mort d’un proche, notre réaction face à elle est de prendre conscience du caractère éphémère de la vie mais également de l’importance de  notre réalité quotidienne en vivant cette vie le plus intensément possible. Nous prenons conscience de la mort elle-même, de la souffrance physique et psychique qu’elle signifie, de la tristesse qu’elle engendre autour de nous, de la douleur qu’elle amène. Quand nous pensons à la mort dans sa représentation, nous viennent à l’esprit des pensées, des idées sombres, pénibles, mornes…car la notion de mort est l’arrêt de ce qui vit en nous. Ce qui ne vit pas ne peut avoir de représentation joyeuse, colorée, enjouée et exaltante. Cependant, n’est-ce pas l’image de cette représentation que nous considérons comme tel ? Notre esprit façonne des images de ce que nous ignorons, mais pourquoi avoir peur de ce que nous ne connaissons pas ? Nous avons peur de la mort car notre esprit est conditionné par l’image de ce que nous croyons savoir de celle-ci, de l’image qu’elle représente. Pourtant, certaines personnes qui ont échappé à la mort, ou qui sont revenus d’un coma n’en n’ont plus peur ou l’appréhendent différemment, ils prennent conscience de la valeur de la vie qui nous a été offerte. Nous devons accepter la mort puisqu’elle fait partie de la vie, la refuser, la nier ou la considérer trop légèrement nous empêche de s’y confronter et d’affronter la réalité. Lorsque nous n’affrontons pas ce qui nous entoure, ce qui nous touche, ce qui nous fait vivre, nous fait peur…inévitablement nous vivons dans un monde qui considère les choses de façon superficielle voire qui ne considère, ou n’attribut aucune valeur à la vie elle-même, aux êtres et aux choses. En faisant face nous réussissons non seulement à comprendre mais à appréhender la vie, la mort, afin de se libérer de cette peur de l’inconnue, cette peur de disparaitre, cette peur de ne plus être. La vie n’a d’importance que si nous la considérons, pour pouvoir en jouir. Ne croyons pas non plus que nous sommes indispensables à ce monde, non, nous sommes nécessaires à nous-mêmes, à notre propre pensée, à notre évolution, à notre bonheur, à ce que nous sommes. En ayant peur de la mort la notre ou celle d’autrui, nous nous empêchons de vivre le présent, nous nous projetons soit dans le passé avec tous les regrets, la tristesse, la non acceptation que cela engendre, soit dans le futur avec les inquiétudes qu’un jour nous ne serons plus, inconsciemment nous vivons avec la mort, comme si nous étions déjà mort. Jouissons de la vie, la mort est inévitable avec comme seule incertitude le moment où notre vie prendra fin. Mais ne pensez-vous pas que parfois en pensant à la mort au lieu de la vie, votre âme est déjà morte ? Etre vivant mais mort, tel est le paradoxe de la vie. Se sentir vivant c’est être en pleine conscience de la vie et de ses valeurs. Si nous savons que nous allons mourir alors pourquoi vouloir comprendre pourquoi ? C’est ainsi, utilisons notre temps et notre esprit à jouir du bonheur de vivre. Pensez-vous que vous vivriez différemment si dès la naissance vous saviez quand vous alliez mourir ? Si tel est le cas, alors vivez comme si chaque jour que vous vivez était un début et une fin, en se réveillant nous naissons, en se couchant nous mourons. Et chaque journée nous recommençons notre vie.

La vie passe par l’acceptation de la mort. Peu importe ce qui se passe après, que notre esprit continue à vivre ou pas, que notre patrimoine génétique ou une partie de nous continue à vivre à travers nos descendants, l’âme d’une tierce personne, vivons et profitons simplement du présent. Les croyances ont été créées pour nous rassurer, nous imposer un schéma de pensées, pour expliquer, donner de l’importance à notre existence mais en aucun cas pour nous faire prendre conscience de la réalité, nous sommes peu de choses, seulement des individus parmi tant d’autres, vivant dans un univers peuplé d’éléments immatériels, et impermanents. Nous naissons pour vivre et pour mourir, telle est la réalité, nous vivons parce que notre organisme vit, nous mourons parce qu’il s’arrête un jour. Entre la naissance et la mort, il y’a la vie. Le plus grand remerciement que nous puissions faire à ce merveilleux cadeau : la vie qui nous anime et nous fait exister, c’est de la considérer, avoir conscience de sa valeur et de son importance. Ne la gâchons pas, et quand l’heure sera venue de lui dire au revoir alors nous serons heureux de l’avoir autant respectée, estimée, appréciée et de lui avoir accordé l’attention qu’elle mérite.

Je vis parce que la vie est en moi, je me sens vivant parce que j’ai conscience qu’un jour je ne vivrais plus.

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:56

espritNous parlons souvent de l’esprit, mais qu’est-ce que l’esprit et à quoi sert-il ?

Ce souffle vital nous insuffle bien plus que cette nécessité à concevoir ce que nous sommes, à nous sentir bien dans notre vie psychique et sociale. Principe immatériel, siège de nos émotions, de nos sentiments, de nos comportements, de nos facultés psychologiques (affectives et intellectuelles), de nos réflexions, de notre condition humaine, de notre façon d’être, d’agir, de parler, de penser, d’imaginer, de se projeter, d’identifier…L’esprit est le reflet de notre mental, de notre être intérieur.

Sans esprit, nous serions relayés au simple rang d’espèces végétatives (quoique certains biologistes naturalistes attribuent une conscience aux plantes). Prendre conscience du moi, de notre environnement, de ce qui nous anime, est la clé de notre capacité à vivre en groupe en tant qu’espèce évoluée. Les animaux sont également dotés d’un esprit qui leur permet de s’identifier de manière singulière, auquel cas tous les animaux de la même espèce n’auraient aucune particularité distinctive dans leurs comportements. Notre esprit nous rend uniques et tous différents dans notre relation au monde. Grace à cette conscience, nous sommes bel et bien capables d’influencer ce que nous sommes et nos rapports humains. Exister à travers son esprit, nécessité ou contingence ? Est-il nécessaire de se sentir exister pour exister ? Pour vivre, pas besoin de se sentir exister, en revanche pour vivre en harmonie, être équilibré, bien et en paix avec ce que nous sommes, nous devons faire exister et travailler notre esprit. L’importance de cette notion se situe à plusieurs niveaux :  comprendre, savoir, changer. Pour travailler notre esprit, il nous faut le comprendre et se comprendre, puis savoir sur quoi agir, comment agir et surtout choisir quel état d’esprit privilégier. De nos expériences, nos observations, nos échanges…naissent l’identification de ce que nous sommes, de ce qui est bien ou pas. Par exemple, prenons un comportement fréquent : la jalousie. En couple, un soir où vous êtes au restaurant votre partenaire lorgne une charmante personne sise à la table d’à côté, cela vous énerve et vous lui faites une scène devant tout le monde, sur ces propos votre partenaire gêné passe la fin du repas à faire la tête et se demande encore pourquoi un simple regard peut engendrer une telle réaction, et la soirée est gâchée. En rentrant chez vous, qu’est-ce que vous vous dites ? Que votre partenaire est peut-être infidèle, que vous ne l’attirez plus, qu’il vous a gâché la soirée…De cette expérience devrait naitre une compréhension de ce que vous êtes, une personne jalouse. Or, vous n’en faites rien, vous vous positionnez en tant que victime, pourquoi ? Tout simplement parce que la réalité vous fait peur et la remise en question demande un effort. En travaillant sur l’esprit, vous pourriez réagir ainsi :

Vous demander pourquoi vous avez eu cette réaction ? Je prends conscience de ce que je suis. Effectivement je suis une personne jalouse.

Vous demander pourquoi vous êtes jaloux ? J’essaye de comprendre.

Vous demander si ce comportement est sain et constructif ? Je me rends compte que la jalousie me fait souffrir, et fait souffrir l’autre.

Vous demander si vous pouvez travailler sur ce comportement qui vous empêche de vivre en paix avec vous-même, avec l’autre ? Je suis capable de changer, je veux changer, mais comment ?

Vous avez déjà fait le plus gros travail, vous rendre compte de ce que vous êtes et l’accepter. Soyez honnêtes et transparents avec ce que vous êtes. Maintenant, il ne vous reste qu’à appliquer un auto conditionnement de la personne que vous aimeriez devenir : quelqu’un de modéré dans ses réactions (vous pouvez être jaloux sans pour autant être invivable). Pour travailler sur ce sentiment, il vous faut travailler sur la confiance en soi, la confiance en l’autre, vous libérer des peurs que vous avez, de perdre l’autre, de souffrir si l’autre est infidèle…et ensuite vous confronter à d’autres situations similaires, puis à chaque pas franchi analyser votre comportement et vous dire que vous êtes sur le bon chemin, jusqu’à obtenir un résultat conforme à ce que vous désirez être.

Notre esprit est capable de discernement, d’analyse et de contrôle. Ne vous arrêtez pas à un simple comportement, allez plus loin dans la compréhension de vos actes. Pourquoi j’ai volé cet objet ? Ne vous arrêtez pas au fait que vous êtes un voleur et qu’il faille accepter ce fait et essayer de ne plus voler, non ! Je suis un voleur parce que j’ai envie de posséder des choses sans les payer, donc j’ai un problème avec l’argent, donc j’ai un problème avec le pouvoir et la propriété, pourquoi ? Voilà le bon cheminement de la pensée.

Il n’existe pas d’esprit parfait, de modèle idéal pour être bien, en paix avec soi-même, avec ses comportements, et heureux dans ses relations avec l’autre. L’esprit façonne ce que nous sommes, certes, il est difficile de tout contrôler, mais essayez d’observer, de vous confronter à vos réactions face à certaines situations et vous verrez que vous vous comprendrez mieux, et en vous comprenant vous ajusterez votre esprit pour vous sentir bien.

Un bon esprit est un esprit simple (dans ses relations et sa façon de se voir, voir les choses, le monde), simplement bienveillant, tourné vers l’autre, détourné de tous sentiments de haine, de convoitise, d’individualisme et de pouvoir. 

Repost 0
chroniquelles - dans Esprit
commenter cet article

Esprit, Ouvre-Toi !

  • : Le blog de chroniquelles
  • Le blog de chroniquelles
  • : Différentes chroniques sur nos expériences et la façon d'aborder certaines situations, l'ouverture d'esprit, la gestion des émotions et les relations humaines.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens