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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 00:37

conscienceEst-ce la conscience qui détermine l’être ? Ou la vie de l’être qui est déterminée par sa conscience ? Ou la conscience de l’être qui détermine sa vie ?

 

La conscience est ce que nous avons au plus profond de notre être, qui guide nos pensées, nos actes et nos états. Elle nous permet d’être ce que nous sommes et de vivre ce que nous sommes. Elle détermine nos sentiments, nos valeurs morales, notre façon d’appréhender, de comprendre ce que nous vivons et surtout les actes que nous mettons en face de cette conscience. Issue de notre psychisme, elle est la connaissance pure et simple de ce qui est en nous.

Notre conscience, est notre être, elle est partie intégrante de ce qui nous caractérise, et oui elle va déterminer notre vie puisqu’elle conditionne  ce que nous vivons, oui elle est déterminée par notre vie puisque elle est le reflet de nos perceptions, compréhensions et de notre vécu.

 

Conscience morale et libre-arbitre

 

Existe t-il une bonne et mauvaise conscience ? Nous avons conscience de ce que nous faisons, des actes, des pensées, des attitudes, des paroles…et notre conscience nous permet d’évaluer s’il s’agit de quelque chose de bien ou de mal. Cette notion du bien et du mal revient souvent dans notre conscience, seulement l’interprétation de ce que nous considérons comme bien ou mal peut être très nuancée, selon notre vécu, notre environnement, notre situation et notre façon d’être. Cependant, nous ne devons pas relativiser ou minimiser nos actes. Est-ce cela aussi prendre conscience ?

Le libre-arbitre, ou la notion de bien et mal pourrait avoir évolué, s’agirait-il peut-être à l’origine d’un instinct de survie, le bien étant lié à la vie et le mal à la mort.


Notre moralité n’est évaluable que par rapport à nos actes, celle de nos pensées reste secrète aux yeux des autres, voire inavouable pour certains. La repentance concerne nos actes, c’est à dire que nous avons pris conscience de la portée immorale de ce que nous avons fait, donc nous le regrettons. Trop tard, mais « faute avouée à moitié pardonnée » dit-on pour se faire pardonner nos erreurs. La conscience doit aussi nous servir à ne pas agir de façon immorale. La conscience a certainement plusieurs niveaux, puisqu’elle est capable de moralité une fois la faute commise, elle est aussi capable d’anticiper les conséquences immorales d’une action future et de nous permettre d’agir dans le bien-fondé...normalement. Souvent, notre conscience prend conscience des choses après les actes, et non avant. Ainsi, notre conscience peut émettre des hypothèses mais elle ne guide pas systématiquement nos actes?

 

Conscience et pulsions

 

Si nous avons conscience que ce que nous faisons n’est pas bien, pourquoi le faisons-nous ? Existe t-il de faibles consciences qui n’ont pas conscience de ce qu’elles font? Sont-ce juste nos pulsions qui prônent sur notre état de conscience. ? En psychanalyse, la pulsion est une force biopsychique inconsciente créant dans l'organisme un état de tension propre à orienter sa vie fantasmatique et sa vie de relation vers des objets et suscitant des besoins dont la satisfaction est nécessaire pour que la tension tombe (d'apr. Bastin 1970). Peut-on opposer conscience et pulsion ? Si la réponse est oui, alors cela signifie que la conscience ne peut être que raisonnée, à l’inverse de la pulsion qui elle ne l’est pas. Or, la conscience n’est pas nécessairement rationnelle, mais elle nous permet de raisonner. Raisonner nos pulsions, frustrer nos élans…est-ce le rôle de notre conscience ?


Notre conscience est très équivoque en fait, elle est à la fois morale et laxiste, analytique et synthétique, empirique et théorique ? La conscience serait-elle une forme d’intelligence, avec des degrés de raisonnements, des degrés d’analyses et de compréhensions guidant l’agir et le non-agir?

Si la conscience est une forme d’intelligence, elle peut se baser sur l’ensemble des éléments qu’elle perçoit, comprend et suppose.

La conscience est en perpétuelle évolution. Elle n’est pas sans nuance, puisqu’elle évolue et est complexe et multiple.

 

Où se situe et d’où vient la conscience ?

 

Les scientifiques eux-mêmes sont partagés. Et nous n’en savons rien finalement. Cela reviendrait à nous demander d’où nous vient l’intelligence.

 

« Les psychologues ont tendance à étudier le fonctionnement du cerveau chez l'individu, en oubliant que celui-ci est le produit d'une évolution génétique et phénotypique qui se produit au sein du groupe. Il faut rappeler que les représentations neuronales se construisent pour l'essentiel lors des interactions en miroir des individus entre eux.

C'est ce qu'il a nommé le Darwinisme neural (neural Darwinism) dès 1987. Celui-ci, dans la ligne du darwinisme génétique, lui a permis de montrer comment, au sein des 100 milliards de neurones du cerveau humain, des neurones ou groupes de neurones entrent en compétition pour traiter les informations reçues dès le stade embryonnaire par le corps situé. Cette compétition a favorisé (ou a résulté de) la mise en place de réseaux de neurones associatifs, au sein du cortex ou d'aires particulières du cerveau, permettant ce que Edelman a nommé la réentrance. » (source automatesintelligents)

 

Certains considèrent que la conscience, est l’ensemble de nos pensées, sentiments, émotions, connaissances, déductions, issus de notre génétique, de notre évolution anthropologique, de notre expérience, de notre vie sociétale et collective, de notre adaptation à notre environnement, alors elle existe dans notre corps, quelque part.

 

Se situe t-elle ailleurs? A l’extérieur de nous, comme les spiritualistes ou certains philosophes peuvent le penser, dans quelque chose de plus cosmique puisqu’ils l’apparentent à l’âme.

 

Difficile d’analyser ce qui est non substantiel ou non matérialisable (pas identifié comme tel mais pas improbable non plus), de nous voir tels que nous sommes de l’intérieur, avec un regard extérieur, c’est un peu la métaphore qu’utilisaient les rationalistes dès le XIXe siècle «Nul ne peut de sa fenêtre se regarder passer dans la rue».

 

Admettons que la conscience existe réellement en nous, ne soit pas cosmique, elle est un ensemble d’éléments présents dans notre cerveau, nos cellules, notre corps…Si la conscience englobe : nos instincts, nos émotions, intuitions, capacités à comprendre, raisonner, agir…alors est-elle une synergie, une interaction, une connexion, un courant, une matière subtile comme aimait le dire Descartes , une énergie, une création de notre inconscient, qui nous anime, nous permet d’être ce que nous sommes, de développer notre psychisme? Si elle, n’était que la synthèse des éléments, des expériences analysées et traitées par le cerveau ?

 

Notre conscience n’en reste pas moins une magnifique alchimie. Une lumière intérieure qui illumine et irradie ceux qui nous entourent. Peu importe ce qu’elle est et d’où elle vient, sachons juste ce qu’elle représente et implique.

 

« Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience. » K. Marx

 

« La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude. » E. Morin

 

"Le sentiment est la perception du corps réel modifié par l'émotion". Spinoza

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:12

le penseur de rodin

Pourquoi dirigeons-nous notre esprit sur notre propre moi ? La prise de conscience de l’individualité apparaît dès notre plus jeune âge quand nous sommes capables d’établir une relation entre nous et notre image dans le miroir. Etre une personne à part entière, un individu qui existe, éprouve des émotions, et s’attribue de l’importance. « Cogito ergo sum » (Je pense donc je suis), la conscience de notre existence et de sa valeur, de ce que nous sommes et pouvons accomplir, de notre passé et de notre futur, enferme notre esprit sur notre propre condition humaine. Penser est-il un moyen de se sentir exister ? Si je pense que je suis un individu doué de raison cela fait-il de moi un individus unique ? La pensée a depuis toujours été l’apanage de l’être évolué, une façon de se nourrir d’une considération propre, ma pensée m’est propre ainsi que mes désirs, mes raisonnements, mes questionnements, ma vie elle-même…Etre quelqu’un plutôt que personne, pourtant nous ne sommes pas plus qu’un autre être animé dont le passage sur Terre est bref. Pourquoi s’attribuer cette valeur qui nous empêche de nous ouvrir sur toutes ces vies qui nous entourent et nous permettent d’être ? Notre vie aurait-elle plus d’importance que celle d’autrui, que celle du monde animal, végétal ? Pour quelles raisons, le fait de penser nous conférerait le droit d’être au dessus, de régner en maître absolu dans ce monde où perdurent uniquement les choses qui justement ne pensent pas (tels les végétaux, les roches, les planètes…) ? Je suis, non pas parce que je pense, mais parce que je vis ! Je pense, donc je suis un être dit « évolué » qui essaye simplement de trouver un but à son existence. Si je ne pense pas donc je ne suis pas, comment pourrions-nous appréhender cette contre vérité puisque penser fait parti de nous, de nos facultés. « Penser » (signe distinctif de notre conscience, forme d’intelligence humaine capable de fonder des raisonnements, des jugements), devrait nous servir à nous améliorer, à nous faire évoluer, penser devrait être synonyme d’ouverture d’esprit, de plus en plus il se réduit comme peau de chagrin à cette pensée unique de penser à soi, de penser pour soi. Penser et Etre sont deux choses différentes, mais notre pensée induit ce que nous sommes et vice-versa. Je pense donc je considère que Je suis, une personne à part entière, un être humain doué d’intelligence capable de réfléchir à ma condition humaine, à mon existence. La conscience du moi prouve l’existence de la conscience, la conscience d’être et celle d’exister. Sans cette conscience, alors je peux vivre mais je n’existerais pas en tant qu’individu évolué, du moins je n’en prendrais pas conscience, je serais simplement un être vivant parmi tant d’autres. Inévitablement, penser prouve que nous avons conscience de l’existence c’est à dire de la vie et la mort, donc de notre individualité, de notre identité, ce qui nous rend humain. Etre « Humain » ou la conscience du moi, diktat de notre monde intérieur soucieux d’imposer sa condition individuelle au monde extérieur, au détriment du bien collectif. Nous le voyons, en période d’élections présidentielles, ce qui prévaut avant tout lorsque nous choisissons un candidat c’est l’intérêt personnel, voter pour un président dont le programme saura améliorer ou ne pas détériorer notre propre condition. Ne peut-on nous en blâmer quand on sait que chaque candidat ne cherche qu’à accéder au pouvoir en invoquant par démagogie l’intérêt collectif. La conscience œcuménique n’est pas l’union des consciences individuelles, elle n’existe pas. L’homme n’a pas cette conscience naturelle d’unité, d’universalité, de désintéressement, d’humanité, pour un monde moins égocentrique, moins égoïste, sauf quelques rares âmes charitables comme mère Teresa, ou autres prix Nobel de la paix ayant de vraies vocations humaines. L’oubli de soi est peut-être la meilleure façon de se sentir exister, exister pour les autres en pleine conscience est-ce cela être humain ?

Plus le monde avance, plus il façonne des individus qui pensent à leur bien, leurs biens personnels, parce que leur seule échappatoire n’est pas d’exister pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils ont. Ne pas exister, uniquement subsister, comme si leur existence tenait en un mot : posséder. Ne pas posséder ou s’approprier, des richesses, le pouvoir, le savoir, la force… n’empêche pas de savourer l’existence elle-même.  Vivre dans la réalité du monde et en contempler les dérives. A force de satisfaire cette conscience individuelle pour se sentir exister, nous n’existons plus que pour nous-mêmes. A trop penser à notre existence personnelle nous perdons les valeurs essentielles à l’intérêt même de l’existence, vivre. En ne vivant que pour notre intérêt personnel nous devenons plus individualistes. Notre pensée est dirigée par ce que nous sommes et vivons, et nous cherchons incessamment à améliorer cette condition individuelle. Comment arrêter de penser et de focaliser cette pensée sur soi puisqu’elle fait partie inhérente de l’être?  Je me positionne dans ce monde par rapport à mon observation, ma déduction issue de ma pensée issue de ma conscience. Sans cette conscience qui érige ce que nous sommes au niveau le plus élevé des espèces vivantes, focaliserions-nous notre pensée sur notre propre moi ? Certainement que non, puisque nous n’aurions pas cette conscience du moi. Alors que l’homme préhistorique n’avait comme seul sens de l’existence de survivre (répondre aux besoins primaires : manger, se reproduire…), l’homme moderne dans les sociétés civilisées ne pense qu’à « sur-vivre » (vivre mieux, vivre plus). La conscience des hommes aurait-elle sa propre intelligence ? Celle de s’adapter au monde dans lequel nous vivons, celle de nous faire penser différemment ?

Le pouvoir de notre conscience est immense, à partir du moment où nous en avons pris conscience, la valeur de notre existence sur Terre n’a cessé de devenir inexistante aux seuls profits de se trouver des buts à cette existence.

En espérant qu’un jour, l’intelligence de notre conscience puisse nous faire prendre conscience que si l’être humain continue ainsi il construira un monde invivable.

 

"Cogito ergo sum" expression introduite par Descartes dans le Discours de la méthode en 1637.

Image : Le penseur de Rodin, sculpture en bronze présentée au public en 1904.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 01:35

libertéNous sommes prisonniers de ce mot, liberté, ce mot qui nous enferme dans un idéal inaccessible. Etre soumis à aucune contrainte n’entraverait-il pas l’effort, les concessions, l’indulgence, la tolérance, le respect ? La liberté est une notion liée à l’individu, mais de quoi sommes-nous libres ? Si vous vous dites que vous êtes libres l’êtes vous vraiment ? Etre vraiment libre c’est refuser les règles, les principes, les lois, le pouvoir, la domination, être totalement libre c’est faire ses propres règles, avoir ses propres principes, posséder, maîtriser…alors n’est-ce pas condamner la société, l’existence d’autrui, la vie en communauté en favorisant sa propre liberté? Les individus peuvent-ils être égaux dans un système sans foi ni lois ?

La liberté d’expression, de penser, d’agir, de circuler, de croyance, sexuelle, d’esprit, de parole…autant de libertés que nous voulons nous octroyer parce que nous pensons qu’à travers nos choix, nos prises de positions, nos orientations, nos décisions qui nous sont propres nous nous sentons libres. Derrière chacune de nos libertés nous nous emprisonnons dans cette sensation de pouvoir, le pouvoir d’être libre, de vivre comme bon nous semble au dessus de tous, toutes contraintes, au-delà des frontières, des barrières que la vie, la société, notre éducation nous imposent. Finalement, nous sommes prisonniers du système qui nous dicte des principes, prisonniers de nos sentiments, prisonniers du monde que nous fabriquons, prisonniers de l’environnement, du pays où nous sommes nés. Ou se situe la liberté ? Dans l’interprétation ou l'idée que nous nous en faisons, pour certains ce sera de s’évader d’une vie répressive, pour d’autres ce sera d'être autonome, ou encore de s’autoriser une vie permissive…autant d’interprétations que de situations qui nous empêchent de nous sentir libres. Et pour vous que signifie être libre ?

Derrière chaque liberté se trouve une contrepartie que nous devons accepter, qu’elle soit financière, sentimentale, morale, étatique, temporelle, vitale…Etre libre aurait donc un prix ? Oui, mais tant que le prix à payer nous rend cette liberté de vivre libre, alors aussi fort qu’il soit nous le supporterons. Même au détriment de notre vie, cette liberté de vivre libre, d’exister en tant qu’individu sera notre seul combat. Est-ce là la plus grande des libertés, celle de vivre libre sans tyrannie, totalitarisme ou despotisme, sans l'emprise de quelqu'un, quelque chose ? Faut-il mieux être libéré ou libérateur ? Ainsi la plus belle des libertés est de pouvoir aider, favoriser la liberté d’autrui, la liberté collective, en instaurant le respect, la paix, la tolérance, comme ont pu le faire Nelson Mandela, Martin Luther King, le Dalaï-Lama et tant d’autres, en instaurant des lois et des droits comme l’ont fait certains pays.

« La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres », voilà où nous mène une liberté sans contrainte. Comme dans tout, sans équilibre et sans justice un système ne peut fonctionner. La liberté individuelle n’a de sens que si elle est collective, partagée, tolérée et équitable, il faut que cette liberté soit rationnelle, car une liberté sans limite porte atteinte aux libertés individuelles et donc collectives.

Liberté, droits et limites sont indissociables pour que liberté rime avec égalité et fraternité.

Nous sommes libres sous certaines contraintes nécessaires et légitimes, respecter autrui, la loi, les droits. Donc nous ne sommes pas libres, mais qu’importe, l’important n’est-ce pas de se sentir libre et d’avoir le sentiment que nous le sommes.

 

« Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres » Cicéron

 

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789


Article premier

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article IV

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article V

La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:29

Vinci-vitruve2« La connaissance de soi est le commencement de la sagesse » Krishnamurti

Nous sommes souvent à la recherche de ce que nous sommes, pourtant il y a une énorme différence entre ce que nous sommes et ce que nous pensons être. Est-il nécessaire de chercher pour savoir ? Ne faut-il pas justement élucider ce mystère dans sa plus grande simplicité, laisser notre esprit libre sans chercher à trouver juste comprendre et accepter. Chercher c’est avant tout essayer de trouver quelque chose dont nous ignorons les sources, les origines, les lieux…hors pensez-vous vraiment que vous vous ignorez ?

En cherchant, n’essayons nous pas de dissimuler ce que nous sommes, pas peur de regarder la réalité en face. Certains chercheurs vivent dans le rêve de trouver un jour, mais parfois ils ne trouvent jamais, ils vivent dans l’espoir d’un idéalisme futur.

Pourtant savoir qui nous sommes, ou plus exactement avoir conscience de ce que nous sommes, nous permet d’accéder à la liberté, celle de l’esprit, en pensant par nous-mêmes. Pourquoi essayer de trouver des réponses dans des livres, des guides spirituels, des religions, pourquoi être dictés par des dogmes, des idées reçues, des idéologies, des symboles…qui nous empêchent de penser par nous-mêmes ? Par facilité, par conditionnement, par besoin d’être guidés par une autorité, par habitude, par faiblesse, par peur d’être totalement libre…certainement un mélange de tout ça.

Nous sommes bel et bien capables de penser par nous-mêmes, et savons au fond de nous ce que nous sommes, c'est-à-dire que nous avons cette faculté d’introspection. En laissant notre esprit libre de toutes pensées extérieures (religions, autorités suprêmes, partis-pris, carcans…) nous développons notre propre fonctionnement créatif. La création n’est pas notre disposition à écrire, peindre ou autres talents en un domaine quel qu’il soit, mais bien notre aptitude à être en mouvement dans le façonnage de notre être dans l’instant présent. Nous sommes notre propre créateur, au départ nous sommes une simple esquisse, l’embryon d’un être qui se construit, puis nous devons modeler, colorier, former, améliorer, nous regarder et ajuster, nous observer et aimer ce que nous voyons.

Alors observez-vous et affirmez, osez penser ce qui compose l’individus que vous êtes. Pourquoi faire abstraction, refuser ou nier ce que vous êtes et pensez de vous-mêmes. Etre dans l’abnégation vous empêche d’être libre. Acceptez ce que vous êtes, dans le bien ou le mal, quelle importance, si vous êtes égoïste, nerveux, timide, avare, méfiant, introverti…avouez-le !

Appréciez cette liberté, ce bonheur de s’avouer et d’oser avouer, car finalement tout le monde recherche le bonheur mais il ne se trouve nulle part à l’extérieur, dans des modèles, des croyances, des imitations, des schémas types, des normes, mais simplement à l’intérieur de nous. Quand vous vous connaitrez vous-mêmes, il vous suffira de suivre vos désirs et vos intuitions profondes, pour ressentir la plénitude et la paix intérieure.

Nous sommes des individus uniques et cognitifs, pourquoi chercher à ressembler à d’autres. Nous vivons dans un monde peuplé d’une multitude d’individus, voilà ce qui fait sa richesse, sa diversité et son unicité. Si tout le monde se ressemblait, tels des clones dans une société d’individus stéréotypés, vous n’auriez pas besoin de penser, et vous seriez prisonniers du monde que consciemment vous avez crée en vous interdisant de penser par vous-mêmes.

« Range le livre, la description, la tradition, l’autorité, et prend la route pour découvrir toi-même ». Krishnamurti

 

Nb: image de l'homme de vitruve

http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Vitruve

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:15

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore » Blaise Pascal.1972316245 1

 

Quelles sont les raisons du cœur ? Peut-on établir une opposition entre le cœur et la raison ? La raison peut-elle influencer nos sentiments ?

 

Par « le cœur » nous entendons le fond secret d’un être qui révèle l’ensemble des sentiments induits par nos comportements. Cependant le cœur n’est absolument pas le centre de nos émotions. Il réagit simplement aux signaux émotifs envoyés par notre cerveau. Nous percevons chaque sensation différemment les uns des autres, notre faculté à ressentir les choses est un état de conscience mais ne dépend aucunement de notre propre volonté. Si nous prenons le sentiment amoureux, il nous tombe dessus sans raison apparente, pourquoi lui, pourquoi elle, que se passe t-il exactement ? Une impression étrange au contact d’un être qui ne s’explique pas, ou du moins dont nous en ignorons les causes. Une interaction ou un échange non matérialisable s’établit entre deux corps, deux esprits, deux âmes, provenant d’une compatibilité étrangère à notre compréhension du phénomène. Par analogie, nous pourrions expliquer cette alchimie par la physique et la chimie (l’ensemble des réactions de la matière). Notre corps et notre esprit émettent des ondes, nous possédons tous une énergie vitale, nous avons tous une odeur propre, un esthétisme, une façon d’être, de se mouvoir, et nous envoyons des signaux par le regard, le comportement…qui seront réceptionnés d’une manière différente selon les individus et évidemment selon les compatibilités entre les champs magnétiques, les odeurs, les énergies, les goûts puis les critères (très subjectifs)…de chacun. Et comme nous ne pouvons pas mesurer ou appréhender ces phénomènes, nous ne pouvons pas contrôler avec quelle personne nous serons en adéquation. Les seuls moyens sont les réactions physiques (cœur qui bat, poils qui se hérissent, pulsions, yeux qui brillent…) et émotionnelles que nous ressentons. Alors, comment pourrions-nous raisonner quelque chose que nous ne maitrisons pas ?

 

Par « la raison », nous entendons l’ensemble des facultés intellectuelles que possède l’esprit humain pour organiser ses relations avec le réel. Donc l’ensemble des qualités de celle ou celui qui sait se rendre maitre de ses impulsions, de son imagination, dans son comportement, et dans ses actes. Lucidité, jugement, discernement et conscience afin de faire la part des choses entre le vrai et le faux, le bien et le mal, la fougue et la logique, l’ivresse et la souffrance.

 

A partir de ces définitions, il y a bien une opposition entre le cœur et la raison, entre ce que nous ne maitrisons pas et ce que nous maitrisons.

 

Cependant, nous avons conscience des émois du cœur et en connaissons les raisons, nous savons qu’une personne nous attire parce que physiquement elle nous plait, parce que nous aimons ce qu’elle est, ce qu’elle dégage…ce que nous ignorons c’est pourquoi nous la trouvons plus belle qu’une autre personne possédant les mêmes critères, pourquoi nous aimons être en sa présence, pourquoi nous ressentons des choses.

 

Pouvons-nous contrôler nos émotions grâce à notre faculté de raisonnement ? Oui et non. Notre pensée peut influencer voire atténuer ce que nous croyons ressentir car les sentiments sont souvent ambigus, est-ce de l’amour, de l’affection, de l’attachement…Il s’agit d’auto-persuasion, d’une manipulation de notre perception de la réalité pour éviter de souffrir dans la plupart des cas. Nous sommes capables de nous persuader qu’une personne qui nous attire n’est pas faite pour nous, qu’elle ne nous rendra pas heureuse…alors pourquoi insister. Notre esprit fait le travail inverse, au lieu de voir les choses positives, il voit les côtés négatifs, et cela fonctionne. Mais je dirais que dans ce schéma précis, il ne s’agissait que de sentiments qui ressemblaient à l’amour mais n’en étaient pas (toute l’ambigüité). Dans un cas d’amour profond, sincère, réciproque et évident, aucun raisonnement n’est possible, notre esprit ne peut entrevoir la moindre chose négative. Ensuite, le temps et l’évolution des êtres sont deux éléments non négligeables dans la récupération de nos facultés à raisonner. Certaines statistiques ont démontré que l’amour passion ou les coups de foudre ne duraient que deux ans. Prenons la métaphore suivante, si j’écoute de la musique (les raisons du cœur) à un instant précis (le temps présent) avec un niveau sonore extrême (l’amour passion), je n’entendrai que la musique et non les sons environnants (la raison), puis avec le temps le niveau sonore diminuera par la force des choses, la saturation acoustique due à la vétusté du matériel, alors la musique semblera moins forte, j’y serai moins sensible, je prendrai moins de plaisir, et je commencerai à entendre les sons environnants. La morale : écoutez la musique à un niveau sonore normal mais suffisamment fort pour apprécier cette douce musique que vous aimez, qui vous transportera sans vous lasser, sans vous abimer les tympans, à durée indéterminée.

 

Les raisons du cœur sont celles qui vous enivrent le plus de sa chaleur magique, exaltante et euphorisante, c’est pour cette raison que la raison froide, rigide, sérieuse et contrôlée ne peut rien y comprendre.

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